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La chronique anachronique de Hubert de Champris

C’est un gros livre dont Guy Trédaniel doit connaître les auteurs : Les Magiciens du nouveau siècle (Flammarion). Comme on dit, le meilleur y côtoie le pire, c’est-à-dire en l’occurrence qu’il est plein de ce que nous désignons du nom de ‘‘fatras gnostique’’. Il faudrait que nous en parlions…

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Monsieur, comme disaient jadis à la radio les psychologues de base, ‘‘votre cas m’intéresse’’ et j’estime qu’on ne s’intéresse pas assez ce que vous dites de votre fils Yann que vous avez éduqué selon une interprétation un peu exagérée de la fameuse pensée pascalienne.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Nous avons rencontré entre chien et loup l’écrivain, historien et critique littéraire Joël Schmidt, ombre parmi les tombes, déambulant au cimetière du Montparnasse, à Paris. Il s’est pris à deviser, s’ouvrant à nous du cœur de l’ensemble de son œuvre selon la formule en l’espèce bien consacrée.

La chronique anachronique de Hubert de Champris : « Naissance de l’anti-tragédie »

L’anti-tragédie a remplacé l’antique tragédie. Une des tragédies de notre époque ne serait-elle pas, en effet, de non seulement méconnaître tout ce qui, de près et de loin, touche au tragique – qui, pourtant et pas moins qu’en d’autres temps, la parcours et l’imprègne de part en part – mais, plus encore, de regarder avec dédain, du haut de sa superbe, quand elle n’irait pas à les poursuivre de sa vindicte, à les vilipender, ceux qui soutiennent qu’on ne saurait appréhender de manière tant soit peu exhaustive la vie (dans la plus large acception du terme) sans tenir compte, et compte serré, de sa possible dimension tragique ?

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Il y a des livres qui ne sont sauvés que par leur deuxième degré. Non le leur : celui de leurs lecteurs, lesquels, suppléant à l’erreur de l’auteur, comprennent que c’est seulement ainsi qu’il convient d’envisager la plaquette.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Laisser entrevoir un temps où le critique d’art, l’esthète ne pourra se séparer du commentateur sportif, un temps où l’artiste ne sera pas seulement vu comme un homme d’action mais se considérera lui-même comme tel physiquement ne sont pas les moindres qualités, pour ne pas dire le moindre charme de ce carnet valant bien des traités.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

L’éditeur et grand lettré que fut Bernard de Fallois n’appartenait certes pas à la race de ces « grands nerveux qui sont le sel de la terre ». Cet euphémisme doit-il laisser entendre qu’on ne peut bien parler que de ce qui vous ressemble, qu’il n’est pas nécessaire – et peut-être même inutile – d’avoir respiré et pensé dans le même et constant impressionnisme que celui dans lequel Proust a vécu pour le bien comprendre et restituer ?