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La chronique anachronique de Hubert de Champris : « Naissance de l’anti-tragédie »

L’anti-tragédie a remplacé l’antique tragédie. Une des tragédies de notre époque ne serait-elle pas, en effet, de non seulement méconnaître tout ce qui, de près et de loin, touche au tragique – qui, pourtant et pas moins qu’en d’autres temps, la parcours et l’imprègne de part en part – mais, plus encore, de regarder avec dédain, du haut de sa superbe, quand elle n’irait pas à les poursuivre de sa vindicte, à les vilipender, ceux qui soutiennent qu’on ne saurait appréhender de manière tant soit peu exhaustive la vie (dans la plus large acception du terme) sans tenir compte, et compte serré, de sa possible dimension tragique ?

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Il y a des livres qui ne sont sauvés que par leur deuxième degré. Non le leur : celui de leurs lecteurs, lesquels, suppléant à l’erreur de l’auteur, comprennent que c’est seulement ainsi qu’il convient d’envisager la plaquette.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Laisser entrevoir un temps où le critique d’art, l’esthète ne pourra se séparer du commentateur sportif, un temps où l’artiste ne sera pas seulement vu comme un homme d’action mais se considérera lui-même comme tel physiquement ne sont pas les moindres qualités, pour ne pas dire le moindre charme de ce carnet valant bien des traités.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

L’éditeur et grand lettré que fut Bernard de Fallois n’appartenait certes pas à la race de ces « grands nerveux qui sont le sel de la terre ». Cet euphémisme doit-il laisser entendre qu’on ne peut bien parler que de ce qui vous ressemble, qu’il n’est pas nécessaire – et peut-être même inutile – d’avoir respiré et pensé dans le même et constant impressionnisme que celui dans lequel Proust a vécu pour le bien comprendre et restituer ?

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Il y a, comme l’on dit, prescription. Et non seulement n’est-il pas interdit de parler aujourd’hui de L’Herne, de ses carnets, de ses cahiers, de son hydre plus ou moins bienfaisante, mais est-il recommandé d’en causer lorsqu’à sa figure s’associe encore au présent celle de son fondateur, feu l’inclassable, l’atypique – comme disent les psychologues peu au fait des développement des neurosciences – Dominique de Roux dont son fils publie les actes d’un colloque qui lui était l’année dernière consacré.

La chronique anachronique de Hubert de Champris : « Autour des 14èmes rencontres Climat Météo Montagne aux Menuires »

« Je ne crois qu’aux livres écrits avec le sang de leurs auteurs » écrivait Nietzsche. C’est ce dont s’attachent à nous convaincre les titres publiés par Fabrice Lardeau, non pas journaliste à La Montagne du Massif central mais à celle des Alpes et à son organe éponyme La Montagne et Alpinisme, gazette du Club alpin français.