« Le duel De Gaulle – Roosevelt », par Pierre-Yves Rougeyron

Cet article est repris avec l’aimable autorisation de Philippe Conrad de la NRF.

Si les rapports entre le général de Gaulle et le Premier ministre Winston Churchill furent marqués par une suite de mésententes cordiales, le général de Gaulle eut toujours non le soutien de l’Etat britannique, mais celui du Premier ministre. Au contraire, il fut en butte à l’hostilité persistante du Président des Etats-Unis, une hostilité à la fois politique et personnelle.  

« Un Français fanatique, à l’esprit étroit, dévoré d’ambition et ayant de la démocratie une conception plutôt suspecte ». Ce célèbre jugement du Président Roosevelt sur le général de Gaulle peut résumer à elle seule l’animosité qu’il vouait au chef de la France Libre. Pour rendre intelligible l’histoire de ce duel qui est l’une des multiples toiles de fond du second conflit mondial, il faut en premier lieu revenir sur ce qui oppose les deux hommes et surtout sur les raisons de l’opposition de Roosevelt à voir la France après la défaite de 1940 comme autre chose qu’un moyen ou qu’un enjeu.

Il faut rappeler que Roosevelt avait été Secrétaire d’Etat adjoint à la Marine à partir de 1913 dans le gouvernement de Woodrow Wilson. Il fut très marqué par les idées de croisade démocratique du wilsonnisme[1] qui imprègne encore aujourd’hui une partie de la pensée américaine en termes de relations internationales. L’influence des idées du Président Wilson fut amplifiée, notamment vers l’anticolonialisme, par l’influence de son épouse Eléonore. De cette expérience, il gardera à la fois une profonde incompréhension du système politique français et de son instabilité ainsi qu’une grande admiration pour l’armée française et pour la personne du Maréchal Pétain. Il est francophone et ses biographes lui prêtent une francophilie personnelle[2], illustrée entre autre par son voyage de noces. Il faut noter que ce type de francophilie que l’on pourrait appeler une francophilie culturelle ou touristique se retrouve assez fréquemment dans l’histoire politique américaine[3] et ne présuppose en rien d’une amitié politique comme chez un Richard Nixon, par exemple.

Roosevelt est l’un des rares Américains à avoir une vision claire de la menace allemande dès le début des années 1930, comme il le confie à l’ambassadeur de France[4]. Cet habitué des combinaisons politiques et des campagnes de communication va tenter de contourner le Neutrality Act qui prohibe toutes les tentatives d’interférer dans des conflits extérieurs et qui tient très à cœur à une opinion américaine farouchement isolationniste[5]. Il compte sur la France et l’Angleterre, soutenues économiquement et militairement par Washington, pour arriver à tenir les Etats-Unis en dehors du conflit. Il suit au plus près la situation de la France lors de l’effondrement de mai-juin 1940 via les rapports circonstanciés de l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, William Bullitt, qui n’épargnent pas le personnel civil et militaire de la fin de la Troisième République[6]. La déception de Roosevelt est immense, son bras droit Harry Hopkins dira : « La déception stupéfaite que nous a infligée la France quand nous la vîmes s’effondrer dans le désastre, puis dans la capitulation. L’idée que, de tous temps, nous nous étions faites de sa valeur et de son énergie fut bouleversée en un instant. Ajoutez à cela que ceux des grands chefs politiques ou militaires français à qui nous avions tour à tour fait confiance (…) ne s’étaient pas montrés – c’est le moins qu’on puisse dire – à la hauteur de nos espoirs. »[7]. Comme le résume François Kersaudy : « Sous l’impression de la défaite des militaires et de la défection des politiques, le président va passer sans transition d’une confiance excessive à un pessimisme absolu et plutôt méprisant à l’égard des perspectives de survie d’une nation qui a désormais cessé de compter sur l’échiquier mondial »[8]. À partir de ce moment la France ne sera vue que comme le réceptacle des intérêts américains, et chaque camps français sera évalué selon ses possibilités de servir un dessin américain. Il est soutenu dans cette opinion par une part non négligeable des Français vivants aux Etats-Unis (comme Alexis Léger) et particulièrement de son entourage (Jean Monnet[9]) qui sont à l’unisson d’une partie de ses proches conseillers (Robert Murphy, l’ambassadeur Leahy envoyé à Vichy…).

La vision du général de Gaulle d’une autorité française légitime et prenant part à la victoire alliée et aux décisions de l’après-guerre se heurte à ces a priori auxquels Roosevelt croira tout au long de la guerre, tant sur la France que sur sa personne. Il faut également rappeler que le général de Gaulle a toujours cru en l’entrée en guerre des Etats-Unis[10] même s’il pensait que cet engagement ne se ferait que selon les intérêts des Etats-Unis, comme cela avait été le cas lors du premier conflit mondial[11]. Nonobstant ces considérations, il n’y a pas trace, sauf sous le coup de la colère, de manque de considération ni pour la force mécanique de l’Amérique, ni pour la personne de Roosevelt, que sa maladie rendait digne d’admiration aux yeux du chef de la France Libre.

Pour résumer, en ce début de la guerre, la France constitue pour l’Amérique un pays qui vient de conclure un accord avec les nazis, qui est peuplé d’une majorité d’attentistes, mais qui possède des atouts qu’il faut préserver de l’influence allemande sans pour autant violer la neutralité américaine. Ces atouts sont, pour la Présidence et le département d’Etat : l’empire, la flotte et la nécessité d’obtenir des informations. L’objectif est d’éviter une collaboration plus étroite. En face, les gaullistes sont perçus comme des agents de l’Angleterre[12] vivant dans une extrême précarité. La stratégie américaine sera donc jusqu’en 1941 de jouer Vichy. Toutefois, à la veille de l’entrée en guerre, on doit s’interroger sur le bilan de la mise à l’écart du général de Gaulle et sur ce qu’a rapporté à l’Amérique cette politique. On peut dire que la politique menée par l’amiral Darlan allant tout au long de l’année 1941 vers une collaboration plus étroite avec l’occupant, pente ensuite confirmée par le retour de Laval, est un camouflet pour les Américains. De même, l’échec on peut dire que les manœuvres de l’envoyé spécial du Président, Robert Murphy, pour rallier le général Weygand, en espérant pouvoir jouer un rôle dans l’évolution stratégique de l’empire se soldèrent par un fiasco. Le général Weygand est d’abord relevé de ses fonctions en novembre 1941 puis résiste aux propositions américaines qui lui sont adressé par le diplomate Douglas Mc Arthur, neveu du général. L’influence des Américains sur l’évolution de la flotte française est tout autant à relativiser tant celle-ci se limite aux territoires des Antilles[13]. Enfin, la quête de renseignements se révèle assez lacunaire tant l’outil de renseignement américain n’est pas opérationnel et leur compréhension de l’opinion française parcellaire. Pour preuve, l’ambassadeur Leahy assurera aux services du Président qu’il existait bien des gaullistes en France, mais que c’était un groupe qui faisait référence à la Gaule, soit l’ancien nom de la France[14].

En décembre 1941, l’opinion américaine gronde sur la politique jugé « pro-fasciste » du département d’Etat[15] et Roosevelt est dépité par sa propre politique vichyssoise. Il faut à cette politique une remise à plat qui va commencer avec l’affaire de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Après Pearl Harbor, tout est possible dans la politique américaine, y compris de prendre en compte un allié si faible soit-il. Le Président Roosevelt a tenu les français libres pour des gens bavards et incapables (opinion persistante et entretenue par ses conseillers et par certains français depuis l’échec de Dakar). La volonté des français libres d’en découdre va s’illustrer dans une opération de guerre psychologique à travers la prise par l’amiral Muselier sur ordre du général de Gaulle de Saint-Pierre et Miquelon que les américains voulaient voir occupée par les canadiens pour neutraliser un poste émetteur propageant la propagande de Vichy. La volonté des américains de ne pas brusquer le gouvernement de Vichy et de faire plier les français libres tourne à la débandade pour le Secrétaire d’Etat Cordell Hull accusé par toute la presse de complaisance avec des régimes fascistes.  Roosevelt tire de cette affaire deux conséquences : de refuser la signature de la France Libre à la déclaration des Nations Unies[16] et néanmoins de parler à de Gaulle.

En effet, l’effort de guerre est général et la guerre se passe mal dans cette année 1942. Il faut savoir faire des compromis et négocier. C’est dans ce cadre que la France libre s’impose aux alliés, par les territoires qu’elle contrôle. Ainsi Pointe Noire au Congo et la Nouvelle Calédonie voit leur accès aux bâtiments de guerre alliés âprement négociés. Le général de Gaulle est un allié encombrant car intransigeant. La plupart des conseillers de Roosevelt mettent cela sur le dos du caractère difficile du général et emportent la position du Président. Toutefois les conseillers les plus subtils ou les plus intuitifs (comme le général Eisenhower par exemple) y voit un sens stratégique. En effet, comme l’écrira Oliver Lyttleton, Ministre britannique pour le Proche Orient « le général de Gaulle avait compris comment traiter avec les Anglo-Saxons : il s’offensait au moindre prétexte. Il est indéniable et bien excusable que, dans un moment où la puissance française était au plus bas, des décisions aient été prises et aient dû être prises sans consultation ni accord de notre allié et ami. Il n’a jamais rien laissé passer. Il relevait avec passion tout impair, toute maladresse ou toute impolitesse. C’est ainsi, et non par la souplesse ou l’urbanité, qu’il se fit respecter et, les Anglophones ayant horreur des scènes et ne supportant pas d’être taxés de manque de tact, d’irréflexion ou de déloyauté, qu’il parvint à une situation qu’aucune diplomatie de la complaisance n’aurait pu lui valoir »[17].

Cela n’empêche pas Roosevelt de tenter de gagner du temps pour pouvoir chercher un représentant français plus docile. On pense au général de Lattre, puis à Darlan. Le choix de Robert Murphy se portera sur le général Giraud, évadé d’Allemagne en avril 1942. Ici, le démocratisme de Roosevelt est pris en défaut car les reproches « d’apprentis dictateur » qu’il adresse au général de Gaulle, il pourrait sans mal les faire au général Giraud dont la promotion tient en une part non négligeable au fait d’être « un substitut à Weygand et l’anti-de Gaulle[18] ». Le général Giraud doit être la pièce maitresse côté français du débarquement en Afrique du nord, annoncé à Murphy le 4 septembre 1942 sous le nom d’opération Torch. L’opération est millimétrée : les chefs militaires français doivent se rendre aux conditions que Murphy leurs donnera et introniser le général Giraud.  L’opération est un échec. Les chefs militaires refusent dans leur majorité de revenir sur leur serment au Maréchal Pétain sans connaître le positionnement de Darlan. Celui-ci prend prétexte de l’invasion de la zone sud pour justifier un accord avec l’adjoint du général Eisenhower. Toutefois, les opinions publiques américaines et britanniques ne supportent pas le « Darlan deal » et demandent des comptes. Roosevelt se rend compte à ce moment qu’il devra trouver une place pour le général de Gaulle dans l’après-guerre. Il s’en ouvre à Churchill[19].C’est à ce moment que la politique de Roosevelt perd en cohérence. Il tergiverse, ne sait pas quoi faire de l’Afrique du nord et parle à la fois de libération et d’occupation militaire. Il voudrait éloigner de Gaulle et Giraud. L’assassinat de Darlan à Noël 1942 ne simplifie pas la situation.

Pour sortir de l’ornière, Roosevelt fait part à Churchill d’un plan de réconciliation de de Gaulle et de Giraud qui doit se tenir à la mi-janvier 1943 à la conférence d’Anfa. Roosevelt pense pouvoir enfin mettre uniquement l’option militaire sur la table et renvoyer à plus tard les questions politiques sur la France d’après-guerre. Ainsi il pense avoir consolidé les buts alliés de sécurisation des voies de communication (à travers la Tunisie par exemple) et donner satisfaction à l’opinion américaine encore sous le coup du « Darlan deal ». Ce faisant il continue dans une sorte de flou. Que faire de la Résistance intérieure ? Quid de Vichy ? Pourquoi, si les Français doivent être souverains, ne pas les laisser constituer un gouvernement ? Roosevelt consent à Giraud le poste de trustee (gérant) sur l’ensemble des territoires sauf la métropole mais sans pouvoir de créer un gouvernement, il lui promet son appui pour unifier les français. Il pense ainsi avoir brisé de Gaulle mais la conférence ne débouche que sur des promesses vagues.

C’est à ce moment que l’affrontement entre le général de Gaulle et le Président Roosevelt atteint son acmé. Giraud, bien que conseillé, voire piloté par Jean Monnet, n’a pas la tête politique. Les négociations entre Jean Monnet (représentant de Giraud) et le général Catroux (représentant de de Gaulle) tirent en longueur, les mouvements de résistance refusent Giraud et s’unissent derrière de Gaulle, emportant une partie des troupes giraudistes. En mai 1943, Roosevelt profite du sommet interallié Trident pour remettre à Churchill un mémorandum inspiré par Murphy. Il demande que le mouvement gaulliste soit écarté, les proches du général mis à l’écart au Comité national français au profit des partisans de Giraud comme Jean Monnet. Une fois en France, les armées alliées auront pendant 6 mois le contrôle absolu du pays. Churchill, en état de dépendance vis-à-vis des américains approuve Roosevelt. De Gaulle arrive à Alger le 30 mai. Le CFLN est formé les 3 et 4 juin avec une direction bicéphale incarnée par les deux généraux. Robert Murphy essaye de faire pression pour écarter le général de Gaulle en faisant soutenir à Eisenhower que les troupes françaises ne seraient pas réarmées si elles n’étaient pas sous l’autorité du général Giraud. Un avertissement est délivré à de gaulle le 19 juin qui n’en a cure. Roosevelt finit par lâcher prise et la reconnaissance limitée qu’il accorde au  CFLN marque un nouvel échec de sa politique française. Giraud sera mis en minorité puis quittera le CFLN en novembre.

Mais Roosevelt entend maintenir de Gaulle à l’écart et ce maintenant au détriment de son entourage. En effet Marshall et Eisenhower tentent de le raisonner dans l’affaire du débarquement où Roosevelt n’entend pas mettre de Gaulle au courant. De même le 8 janvier 1944, Morgenthau, propose que des billets de banques soient émis par les autorités militaires alliées au nom de la République française. Si ces billets sont frappés par le CFLN, alors il constitue le gouvernement légitime, si ce sont les alliés alors la France est comme l’Italie sous AMGOT, sous un gouvernement militaire. Roosevelt s’entête alors que l’OSS lui assure le 3 avril 1944 que l’influence du général de Gaulle est certaine en France. Quand de Gaulle, finalement mis au courant, parle de « fausse monnaie », Roosevelt entend faire la sourde oreille. Toutefois, une fois encore, il recule. Hervé Alphand, responsable auprès du général de Gaulle des questions financières a témoigné[20] de l’effet qu’ont eu sur Roosevelt les informations en provenance de Bayeux. Il finit même par inviter de Gaulle à Washington[21].

Le 23 octobre 1944 le CFLN-GPRF est enfin reconnu comme « l’administration civile qui exerce temporairement l’autorité de facto en France ». La dernière bévue de Roosevelt fut Yalta. Hopkins, envoyé pour calmer le gouvernement français dira que le général de Gaulle était « la preuve vivante de notre erreur ». Néanmoins, Roosevelt se laisse convaincre par Hopkins et Churchill que « la stabilité en Europe est inconcevable sans une France forte et influente »[22]. Il laisse la France siéger à la commission interalliée avec droit de veto. Roosevelt comprend que si l’Europe de l’ouest doit échapper au communisme, de Gaulle devra y prendre part.

De son côté De Gaulle tiendra l’échec de sa relation avec Roosevelt pour un de ses grands regrets. Si Roosevelt s’est « invariablement trompé »[23] sur son compte, le Général ne s’est jamais départi de l’admiration qu’il avait pour Roosevelt. En juillet 1955, il déclare à l’ambassadeur des Etats-Unis qu’au milieu de la rédaction de ses mémoires, il a le souvenir de ses difficultés avec Roosevelt mais considère qu’ils ont eu raison tous les deux. « J’ai été amené à agir d’une manière qui, je le reconnais, était intransigeante afin de maintenir la reconnaissance de la France en tant que puissance » mais considère normal que Roosevelt fut gêné par cette attitude. Peut-être Roosevelt avait-il juste à travers de Gaulle refusé de croire au relèvement de la France et des français. 

Pierre Yves Rougeyron, Président de l’association d’éducation populaire le Cercle Aristote, directeur de Publication de la revue Perspectives Libres.

Bibliographie de base :

André Kaspi : Franklin D. Roosevelt, Paris, Perrin, 2012

François Kersaudy : de Gaulle et Roosevelt, Paris, Perrin, 2006


[1] Nous n’entrerons pas ici dans le débat historiographique sur les racines du wilsonnisme, sur la responsabilité du Président Wilson dans l’émergence de cette pensée et sur les liens de celle-ci avec la notion puritaine de « destinée manifeste ». Nous renvoyons le lecteur à l’ouvrage d’André Baeyens,  La Damnation de Woodrow Wilson, Xenia 2014.

[2] Voir André Kaspi, Franklin D. Roosevelt, Perrin, 2012

[3] Elle est même assez présente au sein du parti démocrate (par exemple chez Kennedy), dont les options politiques ont généralement été les plus anti-françaises.

[4] Cf. Rossi, Roosevelt and the French, Praeger, Londres, 1995

[5] Voir Kersaudy, De Gaulle et Roosevelt, Perrin, 2006, pages 31 à 61

[6] Voir Kersaudy, op. cité

[7] Charles de Gaulle, Le Salut, Plon, Paris, 1959, page 81-82

[8] François Kersaudy, op. cité, page 64

[9] Le rôle très trouble de Jean Monnet vis-à-vis des différentes administrations américaines nous est de mieux en mieux connu suite à des bouleversements historiographiques au sujet de la construction européenne. Voir Jean-Pierre Chevènement, La faute de M. Monnet, Fayard, ainsi que les écrits de Christophe Réveillard.

[10] Voir, sur ce point, les textes des différents appels.

[11] Voir, sur ce point, le paragraphe très dur qu’il réserve à l’intervention américaine de 1917 à la page 83 du Tome 1 des Mémoires de Guerre, Plon, Paris, 1949.

[12] Selon les termes de Bertrand Renouvin : « Tant qu’il réside à Londres, le général de Gaulle est dans la dépendance du gouvernement britannique, qui le loge à Carlton Gardens et qui ordonne à la Banque d’Angleterre d’ouvrir un compte spécial à son nom, sur lequel les dépenses de la France libre seront financées jusqu’en 1943. Les Anglais contrôlent les interventions du Général à la BBC et lui accordent, ou non, des moyens de transport. Ils équipent et entretiennent les troupes françaises et contrôlent les transmissions de la France libre. Bien sûr, le soutien de Churchill est amicalement accordé aux Français libres, mais l’Angleterre est en lutte pour sa survie et ce qui est donné d’une main peut être retiré de l’autre si le gouvernement le juge nécessaire ». Voir à ce sujet les admirables chroniques de Bertrand Renouvin intitulées Être ou ne pas être gaullien, publiées sur son blog.

[13] On peut même souligner qu’elle ne fut pas déterminante lors de l’affaire de l’or français où l’amiral Robert a résisté aux Américains, à Vichy et à la France Libre. Sur ce point, voir le documentaire de Jean-Philippe Immarigeon sur l’or français.

[14] Cf. William Leahy, J’étais là, Plon, Paris, page 53.

[15] Il faut noter que Roosevelt lui fait endosser sa politique.

[16] Néanmoins la France libre qui sera entre temps devenue la France combattante puis Comité français de libération nationale et enfin Gouvernement provisoire de la République française la signera en 1945

[17] Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre, page 160

[18] Nous empruntons cette formule à André Kaspi

[19] Cf lettre du 1er janvier 1943 cité par André Kaspi op cité page 558

[20] Dans l’Espoir, N26, mars 1979

[21] La visite fut très chaleureuse entre de Gaulle et les américains mais froide entre lui et Roosevelt.

[22] Cité par André Kaspi op cité page 574

[23] Nous empruntons l’expression à François Kersaudy

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One thought on “« Le duel De Gaulle – Roosevelt », par Pierre-Yves Rougeyron”

  1. canayien dit :

    Au fure et a mesure que je lisais votre article je m’efforce de trouver des erreurs. Enn plein dans le mille, Il est parfait du debut a la fin.
    Il y a bien longtemps j’avais offert un livre imprime a Montreal en 1945 . DeGaulle Dictateur. Par Henri de Kirilis. Il m’avait fait interesser a l’optique des francais sous influence de la cote Est.

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