« Le 2019-nCoV, arme de désinformation massive », par Laurent Schiaparelli

Pour la Chine, l’année du Rat commence aussi mal que celle du Cochon s’est achevée. Est-ce le résultat d’un environnement astral de mauvaise augure ? Ou de l’acharnement des gouvernements occidentaux, et leurs fidèles relais médiatiques, qui dressent systématiquement un portrait négatif et caricatural d’une Chine qui, telle ce lointain cousin du rat, le hérisson, se rappelle régulièrement au souvenir du pachyderme américain sur des sujets commerciaux, militaires et diplomatiques.

2019 a été l’année d’une multitude d’attaques anti-chinoises de la part du camp occidental, qu’on appellera l’Empire par soucis de concision, les Etats européens emboîtant systématiquement le pas aux Etats-Unis après un bref délai de discussions sous l’oeil des caméras, destiné à entretenir l’illusion d’une indépendance diplomatique.

La Chine a ainsi dû parer en 2019 une combinaison de coups diplomatico-médiatiques sous la ceinture, successivement dans le champs des droits de l’homme (les “camps du Xinjiang”), de son intégrité territoriale (intrusions américaines en Mer de Chine du Sud), de sa souveraineté (contestée à Hong Kong), mais également de son bilan environnemental (pollution atmosphérique), et depuis quelques semaines, de sa réactivité sur des questions sanitaires, avec l’apparition du coronavirus dans un marché de Wuhan.

Une épidémie qui bénéficie d’une caisse de résonance médiatique que ni sa contagiosité ni sa létalité ne justifient

La létalité de ce coronavirus, selon les chiffres disponibles (les mêmes pour tout le monde), est de 2% à l’heure actuelle. A titre de comparaison, elle était de 9% pour le SRAS et de 37% pour le MERS.

Le nombre total de cas est actuellement de 30,000, et le nombre de victimes de 638 (dont 618 dans la province du Hubei, où se trouve la ville de Wuhan). C’est pour le moment en-dessous du SRAS de 2003 (774 victimes), mais surtout très en-dessous des 274,304 hospitalisations attribuées par le Center for Disease Control américain à la grippe porcine H1N1 en 2009, et des 12,000 à 18,449 décès qui lui sont attribués dans la première année de l’épidémie apparue aux Etats-Unis, chiffre que le CDC a par la suite lui-même déclaré être largement sous-estimé, et en augmentation année après année.

A l’époque, le gouvernement américain avait attendu six mois avant de qualifier cette épidémie de menace mondiale pour la santé publique, et aucun gouvernement étranger, ami ou pas, n’avait conseillé à ses ressortissants de quitter les Etats-Unis, aucun vol n’avait été suspendu, et aucun américain interdit de voyager à l’étranger.

L’emballement médiatique et la psychose collective qui s’est emparée de l’Europe, des Etats-Unis, et de l’Asie hors-Chine (étrangement, la population la plus exposée au virus est celle qui panique le moins) suite au coronavirus 2019-nCoV détone avec le stoïcisme des médias occidentaux pendant la grippe porcine.

La flambée épidémique actuelle est somme toute bénigne, même si elle est toujours en progression, principalement à Wuhan, le réservoir de départ, le nombre de nouveaux cas étant en voix de stabilisation à Pékin, Shanghai et les autres villes chinoises, ce qui laisse penser que les personnes contaminées sont en passe d’être toutes identifiées dans ces villes.

Les victimes de ce coronavirus sont les mêmes que lors des épidémies de grippe ou d’autres coronavirus, de clostridium difficile et autres infections virales: les personnes âgées et les immuno-déprimés.

Le nombre de patients guéris et relâchés des hôpitaux est de 1568, ce qui démontre l’efficacité des mesures sanitaires chinoises.

Un timing et un réservoir d’origine qui donnent lieu à des hypothèses aussi inévitables que légitimes

Une rumeur qui court en Chine depuis les premiers jours de l’épidémie est qu’elle ne toucherait apparemment pas ou peu les Blancs et les Noirs (tout comme la grippe porcine touchait moins les Asiatiques et les Blancs vivant aux Etats-Unis que les Noirs et les Hispaniques). Vraie ou fausse, cette rumeur se trouve renforcée par le silence des médias occidentaux sur l’appartenance ethnique des patients à l’étranger, alors que ces mêmes médias communiquent ad nauseam sur tous les autres aspects, surtout anecdotiques, de l’épidémie. Les informations en Chine font état de victimes principalement chinoises à l’étranger. Ainsi, on est en droit de se demander pourquoi les médias occidentaux ne relaient ni ne contestent cette information qui semble indiquer que la population non-Asiatique serait relativement hors de portée de ce virus, ce qui neutraliserait la menace médiatique d’un “péril pulmonaire jaune”.

Une fois la psychose collective passée, la question qui vient à l’esprit est “pourquoi à Wuhan, et pourquoi à ce moment de l’année?”. Un certain nombre d’hypothèses circulent, que les médias de masse, et la frange ovidée de leur lectorat balaient d’un revers de la main dans la catégorie des “fèques niouzes”. Nous n’entrerons pas ici dans le détail de ces hypothèses, mais nous souhaitons les porter à la connaissance des lecteurs, car une d’entre elle finira par émerger comme étant la plus plausible. Par ailleurs, personne n’a pour le moment assez d’information pour les confirmer, et encore moins de preuves pour les infirmer de façon arbitraire.

Le fait que le Ministère américain de la Défense (par le biais de son département de recherche, la DARPA) finance plusieurs projets de recherche sur le forçage génétique, technique hautement controversée, suscite quelques interrogations dans un nombre croissant de médias occidentaux indépendants, ce qui déclenche les foudres des Ministères de la Vérité occidentaux et leurs porte-voix médiatiques. La réaction pavlovienne d’interdiction que les médias de masse et les GAFA réservent à toute évocation d’une possible origine humaine, voire une militarisation de ce virus, est un premier indice qu’on touche à une piste intéressante.

La seconde coïncidence troublante concerne le timing de l’épidémie, dont le premier cas semble être daté du début novembre, deux semaines après la tenue à Wuhan des Jeux mondiaux militaires d’été de 2019, auxquels ont participé 172 athlètes militaires américains. Soit le temps de l’incubation.

Le site ZeroHedge (réputé proche de Donald Trump, traditionnellement assez anti-chinois dans ses choix éditoriaux et majoritairement anti-chinois dans les commentaires des lecteurs), bloqué en Chine depuis des années, vient de voir son compte Twitter supprimé pour avoir relayé un article de chercheurs indiens faisant état de la troublante ressemblance génétique entre ce coronavirus et le virus du HIV, ce qui sous-entend une manipulation génétique. Le site d’information partisane peu fiable Buzzfeed (proche du Parti démocrate), a littéralement dénoncé (dans le sens collaborationniste du terme) ZeroHedge à la Haute Autorité de la Bien-pensance, Twitter, qui a coupé le sifflet du site sans avertissement ni raison officielle.

Bloqué en Chine, et évincé de Twitter aux Etats-Unis, on finit par se demander quelle est la différence entre la démocratie libérale et le “communisme aux caractéristiques chinoises” tant décrié en Occident.

Déclaration de guerre de basse intensité

“La Médecine est une science sociale, et la politique n’est rien de plus que la médecine pratiquée à grande échelle “, écrivait Rudolf Virchow au 19ème siècle. Seule une imagination fertile aurait pu imaginer à l’époque que la médecine deviendrait un instrument de luttes géopolitiques. En 2020, c’est devenu une réalité.

Traditionnellement, un pays conseille à ses ressortissants de quitter un pays lorsqu’il anticipe une guerre. Dans le cas de l’épidémie du coronavirus, il s’agit d’une guerre de l’information, en appui à une guerre économique voulue par les Etats-Unis.

Les chancelleries occidentales ont recommandé à leurs ressortissants n’ayant pas de raisons essentielles de rentrer en Chine, de se tenir éloigné du pays. Ne pouvant contraindre leurs ressortissants à quitter la Chine ou à s’en tenir éloignés, les chancelleries occidentales ont procédé à une évacuation choisie de diplomates et de leurs familles, qui ont reçu l’injonction de leur administration de tutelle de rentrer dans leur pays d’origine, même ceux qui ne le jugeaient pas nécessaire.

Le bouche-à-oreille fonctionnant à plein régime en situation de crise, une partie de la communauté occidentale en Chine (y compris celle de Hong Kong) a pris panique et plié bagages.

On comprend mieux l’incroyable révélation des médias français (Le Point, Le Parisien) au sujet de l’absence de l’Ambassadeur de France et de 5 des 6 consuls de leur poste en Chine en pleine crise sanitaire. Ils montraient l’exemple.

Les compagnies aériennes occidentales ont annulé tous leurs vols de et vers la Chine, avant même que les chancelleries ne recommandent l’évacuation, laissant aux companies aériennes chinoises le soin d’acheminer les ressortissants restants vers l’Europe et les Etats-Unis. Cette rupture des liaisons aériennes a été décidée alors même que l’OMS déclarait à plusieurs reprises, malgré les critiques, que ces mesures sont inutiles en ce qu’elles ne font que retarder l’expansion de l’épidémie de quelques semaines (ce qui est insignifiant comparé au temps nécessaire pour développer un vaccin, entre 12 et 15 mois), voire contre-productives, puisqu’elles encouragent la Chine et les autres pays à ne plus partager d’information, de peur de représailles supplémentaires. Ainsi, ces mesures aussi inamicales qu’inutiles s’inscrivent dans un objectif de sabotage de l’économie chinoise, décidément trop résiliante aux diverses attaques américaines des derniers mois.

A quoi s’attendre dans les mois à venir ?

Sur le front sanitaire, nous pouvons anticiper sans trop de risque d’erreur une disparition du virus, de la une des médias pour commencer, comme ce fut le cas en 2003 pour le SRAS, d’autant plus rapide avec le retour du printemps et ses températures clémentes qui affaibliront le virus.

Sur le front économique, préparons-nous à une continuation des prémices d’une nouvelle crise, économique celle-là, le Great Reset qu’on nous prédit depuis presque un an et qui doit survenir dans le courant de la décennie.

Cette “remise à zéro” porte bien son nom, puisqu’elle corrigera l’aberration économique dans laquelle nous sommes plongés depuis quelques années, sous la forme d’une explosion de la Mère de toutes les bulles spéculatives, et ses 17,000 milliards de dette à taux négatifs.

Ne pouvant plus convaincre grand monde qu’il n’y a pas matière à s’inquiéter lorsque la pluie tombe vers le haut, les élites ont besoin d’un détonateur extérieur pour la crise financière qu’ils tentent de contenir depuis quelques années.

La Chine est le bouc émissaire tout trouvé. Des analystes expliquent déjà que la crise sanitaire actuelle devrait coûter deux points de croissance au PIB chinois. Si la croissance chinoise ralentit, l’économie européenne, qui en est presque totalement dépendante, entrera en récession.

De là, il n’y a qu’un pas facile à franchir pour nous expliquer que la Chine, qui aurait mal géré une grippe saisonnière, a déclenché un effet domino qui a fait éclater la bulle des obligations à intérêt négatifs accumulées ces dernières années.

Après le butterfly effect, préparons-nous à l’effet chauve-souris.

Laurent Schiaparelli

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sed elit. velit, sed ultricies dapibus sit Secured By miniOrange