Sortie du numéro 1 de Perspectives Libres : « Que reste-t-il de l’Europe ? »

Perspectives libres numéro 1

Ce numéro est disponible au format PDF uniquement. Prix : 6 euros


Nous vous signalons la sortie d’une nouvelle revue à laquelle ont vocation à participer républicains, gaullistes, patriotes et penseurs libres de tous horizons. Permettant aux jeunes auteurs de signer aux côtés des confirmés, elle entend « refaire des hommes libres » (Bernanos) par l’échange et l’étude des grandes questions de notre temps et des grands héritages du passé.

Dossier : « Que reste-t-il de l’Europe ? »

Entretien avec Françoise Bonardel et J-F Mattéi : « Sur l’hypothèse d’une culture européenne »

Entretien avec Guillaume Bigot : « Sortons de l’Europe »

Entretien avec Jean-François Susbielle : « Le concept d’Europe »

Philippe Arondel : « Modèle social européen : le temps de toutes les déconstruction »

David Mascré : « Triomphe des nationalismes flamands, une Europe en voie de désagrégation »

Jean-Luc Gréau : « L’agonie de l’euro »

Véronique Hervouët : «L’Europe des fantasmes, gouvernance et peuple européen »

Libres propos :

Frédéric Poulon : « La conjonction de deux grands paradigmes économiques sur la protection des économies nationales : Keynes et Allais »

Philippe Arondel : « L’audace politique des commencements »

Lucas Degryse : « Religion, raison et ruse : formes du discours et milieu carcéral »

Francis Choisel : « Quelle souveraineté pour quelle identité ? »

Les auteurs

Françoise Bonardel est professeur émérite de philosophie des religions à Paris I la Sorbonne et fait partie du conseil d’administration de « L’institut d’études bouddhiques ». Cette élève de Gilbert Durand a sillonné le monde à la recherche de l’héritage des grandes pensées spirituelles, mais aussi de courants ésotériques plus méconnus, pour les relier dans leur dimension universelle et les confronter à des conceptions modernes telles que la psychologie analytique. Son œuvre vise à dépasser le dualisme pour partir en quête d’une troisième voie permettant de triompher de la conflictualité de l’existence. Selon elle, la crise culturelle européenne, face à la fausse alternative du relativisme mondialiste et du repli identitaire, ne pourra se résoudre que par une subtile combinaison des contraires, dont les moyens résident dans l’actualisation des préceptes hermétiques de la tradition occidentale. Derniers ouvrages parus : Artaud ou la fidélité à l’infini (2014, rééd.) ; Tryptique pour Albrecht Dürer : la conversation sacrée (2012) ; Des héritiers sans passé. Essai sur la crise de l’identité culturelle européenne (2010)

Jean-François Mattéi (1941-2014) fut professeur de philosophie grecque et de philosophie politique. Ancien élève de Pierre Aubenque et de Pierre Boutang, il fut professeur à l’université de Nice Sophia Antipolis, et membre de l’Institut universitaire de France. Auteur de 26 livres, élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur pour avoir contribué au rayonnement de son université, cet agrégé de philosophie se plaçait dans la lignée de Platon, de Heidegger, de Camus, d’Hannah Arendt et de Jan Patočka. Ses réflexions portent sur les différentes formes du monde moderne, notamment celles de la culture européenne, d’une rationalité qui aurait oublié ses trois enracinements dans l’être, sur le plan ontologique, dans le monde, sur le plan cosmologique, et dans le bien, sur le plan éthique. Membre du comité d’éthique du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), cet ardent défenseur de la culture européenne fut également professeur invité à l’université de Marmara (Turquie), responsable en philosophie et en sciences humaines pour le COFECUB (Comité français d’évaluation de la coopération universitaire avec le Brésil) et expert pour la philosophie auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Guillaume Bigot est géopoliticien, chef d’entreprise et essayiste ; diplômé de Sciences Po Paris, il a été le conseiller de Jean-Pierre Chevènement lors de la campagne présidentielle de 2002, après quoi il a rejoint le conseil scientifique la Fondation Res Publica. Il est directeur général du Groupe IPAG Business School Paris Nice et membre fondateur du Comité Orwell. On lui doit d’avoir prévu dans plusieurs de ses essais des phénomènes géopolitiques de première importance comme l’éclatement de la guerre civile en Irak suite à un enlisement américain (Le Zombie et le fanatique, 2002) ainsi que l’émergence d’un djihadisme français (Le jour où la France tremblera, 2006).

Jean-François Susbielle est un auteur français, spécialiste de géopolitique et de géo-économie. Ingénieur civil des Mines et diplômé de Sciences Po en relations internationales. Il travaille comme consultant en géostratégie et technologies de l’information auprès de grands groupes. Dans les années 1990, il publie trois ouvrages sur l’Internet et la voix sur IP, avant de se consacrer à la géopolitique. Selon lui, bien plus que le « choc des civilisations » annoncé par Samuel Huntington, le monde se dirige vers une ère de « royaumes combattants », où la rivalité entre une multitude de puissances retrouve la primauté dont elle jouissait avant la Guerre froide.

Philippe Arondel est docteur en droit et en histoire économique. Ancien conseiller de Jean-Pierre Chevènement, membre du Club Ulysse (cercle d’experts fondé en 2000 par l’économiste Philippe Chalmin), animateur radio à Fréquence Protestante, il a par ailleurs longtemps milité dans le mouvement syndicaliste d’inspiration chrétienne. Face à notre crise de civilisation, Philippe Arondel se revendique d’un projet global de « Révolution culturelle » lucide et non-conformiste, qui sache dépasser les dogmatismes et faux dualismes en tout genre du paysage élitaire actuel. Derniers ouvrages parus : Ensemble, militer autrement (2008) avec Jacques Voisin ; Gouvernance : une démocratie sans le peuple ? (2007) avec Madeleine Arondel-Rohaut ; Manifeste pour une Europe des peuples (2007, collectif avec la participation notamment de Maurice Allais et Pierre-Marie Gallois) ; La pauvreté est-elle soluble dans le libéralisme ? (2004) ; L’homme-marché (1997)

David Mascré est docteur en mathématiques, docteur en philosophie et histoire des sciences, et titulaire d’un troisième cycle en analyse des menaces criminelles contemporaines. Il a soutenu une thèse sur le mathématicien allemand Georg Cantor et la seconde sur l’analyse réelle.

Jean-Luc Gréau est un économiste français, ancien conseiller du MEDEF, actuellement membre du comité scientifique de la Fondation Res Publica, et milite à titre personnel pour un protectionnisme européen. Il est un des économistes à avoir prévu, dès 2005, dans L’avenir du capitalisme, la crise du crédit qui s’est déclenché aux États-Unis, à l’été 2007. Dans ce même livre et, de nouveau dans La trahison des économistes, il remet en cause un certain nombre d’idées courantes concernant la mondialisation, réfutant notamment que la perte des emplois industriels puisse être compensée par les nouveaux emplois créés dans les services et d’une manière générale la théorie des avantages comparatifs. Jean-Luc Gréau prône une indépendance alimentaire et énergétique pour l’Europe et appelle à l’instauration d’un protectionnisme aux frontières de l’Europe, dont il affirme qu’il autoriserait une revalorisation du travail et donc un redéploiement de la demande intérieure.

Véronique Hervouët, psychanalyste politique, membre du forum des champs lacaniens, est l’auteur d’un essai paru en 2004 intitulé L’Enjeu symbolique. Islam, christianisme, modernité.

Frédéric Poulon est économiste. Deux fois lauréat du concours général de sciences économiques (en 1967 puis en 1969), il est titulaire d’une maîtrise de lettres classiques à la Sorbonne, d’une maîtrise d’économie à Paris I, d’une maîtrise de mathématiques pures à Paris VI, du Certificat Supérieur de l’ISUP (Institut de Statistique de l’Université de Paris) ainsi que du diplôme de Sciences Po Paris. Agrégé d’économie, auteur de 10 ouvrages en la matière, il est l’un des principaux représentants de l’école keynésienne du circuit, qui se distingue de l’approche la plus courante des idées de Keynes (IS-LM) par l’accent mis, dans le domaine de la théorie, sur le circuit de la monnaie et, dans le domaine de la politique économique, sur le protectionnisme. Dernier livre paru : La pensée monétaire (2016).

Lucas Degryse est essayiste et conférencier. Il a une formation en sciences humaines et sociales, avec une spécialisation dans le langage et l’épistémologie. Il est également doctorant en philosophie. On lui doit notamment La guerre des sexes ou l’Histoire comme scène de ménage (2003).

Francis Choisel, historien et homme politique, spécialiste du Second Empire et du gaullisme. Il est maître de conférences en histoire du xixe siècle à la Faculté des lettres de l’Institut catholique de Paris où il dirige le cycle des master d’histoire depuis 2017.

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