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La chronique anachronique de Hubert de Champris

Laisser entrevoir un temps où le critique d’art, l’esthète ne pourra se séparer du commentateur sportif, un temps où l’artiste ne sera pas seulement vu comme un homme d’action mais se considérera lui-même comme tel physiquement ne sont pas les moindres qualités, pour ne pas dire le moindre charme de ce carnet valant bien des traités.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

L’éditeur et grand lettré que fut Bernard de Fallois n’appartenait certes pas à la race de ces « grands nerveux qui sont le sel de la terre ». Cet euphémisme doit-il laisser entendre qu’on ne peut bien parler que de ce qui vous ressemble, qu’il n’est pas nécessaire – et peut-être même inutile – d’avoir respiré et pensé dans le même et constant impressionnisme que celui dans lequel Proust a vécu pour le bien comprendre et restituer ?

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Il y a, comme l’on dit, prescription. Et non seulement n’est-il pas interdit de parler aujourd’hui de L’Herne, de ses carnets, de ses cahiers, de son hydre plus ou moins bienfaisante, mais est-il recommandé d’en causer lorsqu’à sa figure s’associe encore au présent celle de son fondateur, feu l’inclassable, l’atypique – comme disent les psychologues peu au fait des développement des neurosciences – Dominique de Roux dont son fils publie les actes d’un colloque qui lui était l’année dernière consacré.

La chronique anachronique de Hubert de Champris : « Autour des 14èmes rencontres Climat Météo Montagne aux Menuires »

« Je ne crois qu’aux livres écrits avec le sang de leurs auteurs » écrivait Nietzsche. C’est ce dont s’attachent à nous convaincre les titres publiés par Fabrice Lardeau, non pas journaliste à La Montagne du Massif central mais à celle des Alpes et à son organe éponyme La Montagne et Alpinisme, gazette du Club alpin français.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Il est symptomatique d’un certain glissement positif, d’une certaine évolution, tant psychique que spirituelle, de notre époque que des personnalités scientifiques,- dont les recherches, exercées dans un cadre on ne peut plus académique (le CNRS, les universités Paris VI, la Salpêtrière), se portaient, de près ou de loin, sur cet espace dans l’orbite du temps qu’on appelle la conscience – avouent s’intéresser aux phénomènes autrefois du seul ressort de ladite parapsychologie.

La chronique anachronique de Hubert de Champris

Jean-Claude Bourret, Jean-Pierre Petit, Contacts cosmiques – Jusqu’où peut-on penser trop loin ? – Guy Trédaniel éditeur, 400 p., 22,90 €.
Le sous-titre s’avère indéniablement pertinent. Le titre, par contre, est aguicheur, tendrait à induire le lecteur en erreur(s). Nous pourrions nous en tenir là, invitant uniquement