Sortie du nouvel ouvrage de Luc-Olivier d’Algange : « Au seul nom d’une déesse phénicienne »

avril 30, 2014 dans Nos textes par admin

LO d'Algange Au seul nom d'une déesse phénicienne

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Luc-Olivier d’Algange, Au seul nom d’une déesse phénicienne, éd. Alexipharmaque, coll. « Les rares », 113 pages, 19 euros.

Toute cul­ture me­nace de pé­r­ir dans son triomphe et de re­naître, face à ses en­ne­mis, dans le pé­r­il qu’elle tra­verse. La cul­ture d’Eu­rope, – qui n’est plus, dans son re­t­rait dans un tech­no­cosme af­fai­ré, que le seul nom d’une déesse phé­n­i­cienne, – re­vient à la fine pointe où se rejoignent Avant-garde et Tra­dition.

L’Oc­cident fut le bloc fu­né­raire de l’Eu­rope, ap­rès les na­tions mo­dernes, – et avant la  sur­rec­tion. Celle-ci se­ra ana­m­nèse et di­vine dans le Dit des épiphanies dont la puis­sance at­ten­due, prin­ta­nière, fou­gueuse dis­per­se­ra les écorces mortes du Dé­dire.

En exergue, cette ph­rase de Nietzsche : « Un jour, ce qu’il y a au monde de plus si­len­cieux et de plus lé­ger est ve­nu à moi »

Voi­ci donc la terre dan­sante des dio­ny­sies, La gnose ro­mane de No­va­lis, les sceaux in­vi­sibles de Ju­lius Evo­la et d’Ernst Jün­ger, le « sur­sum cor­da » de Ga­b­riele D’An­nun­zio, et les « é­tats mul­tiples de l’êt­re » de Fer­nan­do Pes­soa, – pur cette simple et bonne rai­son d’être : « Na­vi­guer est né­c­es­saire, mais il n’est pas né­c­es­saire de vi­v­re »