« Pitié pour les ourses », par Sylvain Pérignon

Pas de pause pour le combat des ligues de vertu. Des pétitionnaires demandent actuellement  au gouvernement d’introduire dans le Code de déontologie médicale l’interdiction pour un médecin d’avoir une relation sexuelle avec les patients dont il a la charge.

Il faudra songer à interdire la chanson « La Parisienne » de Marie-Paule Belle, dont les paroles ne peuvent qu’encourager de telles indignités :

« Mais si, me dit le docteur, en se rhabillant

 Pour un premier essai, c’est encourageant »

Pourquoi d’ailleurs ne cibler que les toubibs ? Professeurs de ski, maîtres nageurs, coachs de tennis, plombiers, kinés, et j’en oublie, constituent des dangers potentiels qu’il faut dénoncer avec force, car mieux vaut prévenir que guérir.

Il serait d’ailleurs plus simple que la loi interdise purement et simplement tout rapport intime entre homme et femme, sauf dérogation accordée par une commission paritaire après examen du dossier des pétitionnaires. Il faudra bien en finir avec l’oppression patriarcale et la dictature de l’hétérosexualité.

Sale temps pour les porcs et les boucs !

Les ours ont plus de chance. Pour soulager leur misère sexuelle, Nicolas Hulot envisage de réintroduire deux ours femelles dans les Pyrénées. Il s’agirait d’éviter l’extinction d’une lignée d’ours de souche (on notera les relents nauséabonds de cette valorisation de la « souche »). Une fois de plus, la femelle est ramenée à sa condition de reproductrice !

Avec le concours de l’appareil d’Etat, deux malheureuses seront ainsi livrées sans défense à la concupiscence des ours qui n’auront qu’une seule idée en tête, vous devinez laquelle. Sans que personne ne se pose d’ailleurs la question de l’identité de genre des ourses victimes de cette mesure inique !

La question se pose de la nécessaire convergence des luttes entre antispécistes et féministes !

Sylvain Pérignon

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