La résurgence des classes sociales ? Les leçons de 2017. Par Rémi Hugues

Nous venons de fêter les soixante ans de la Vème République. À son sujet une opinion fait consensus parmi constitutionnalistes et politistes. Depuis 1962, année où celle-ci fut réformée en profondeur avec le changement du mode de désignation du président de la République, lʼélection présidentielle est la « clef de voûte » de système politique français.

En témoigne le passionnant ouvrage La quadrature des classes de Thibault Muzergues, publié en mai 2018 chez Au bord de lʼeau et Marque belge. Cʼest à partir des résultats électoraux du dernier scrutin présidentiel quʼil détermine la nouvelle configuration sociologique, non seulement de la France mais aussi de lʼOccident dans son ensemble. En réalité il applique aux sociétés des États-Unis et dʼEurope les enseignements quʼil tire du rapport de force entre les sensibilités partisanes sorti des urnes hexagonales au soir du 18 avril 2017. Ce qui nous rappelle, comme le fit remarquer Schopenhauer, quʼil nʼy a pas de faits mais uniquement des interprétations.

La « quadrature des classes »

Sa représentation de lʼétat social occidental est la suivante : désormais, à cause principalement de la mondialisation et de la crise financière de 2007-2008, quatre classes sociales de taille à peu près égale coexistent. Pour preuve, celles-ci ont fait les quatre candidats arrivés en tête avec environ 20 % des suffrages exprimés. Dʼoù lʼexpression « quadrature des classes ». Ainsi lʼauteur met en branle la lecture sociologique en vogue à partir des Trente glorieuses que développa Henri Mendras selon laquelle la « moyennisation » entraîne la disparition des classes sociales.

Cʼest au fond le match Alexis de Tocqueville contre Karl Marx qui se joue là. Si Muzergues prend le parti de Marx contre Tocqueville, un comble pour ce proche des Républicains américains, ce nʼest en aucun cas pour réhabiliter lʼécole marxiste de la sociologie. À plusieurs reprises il précise quʼil sʼécarte de la vision classique du marxisme sociologique. On retrouve à la page 88 un développement où il décrit lʼapproche méthodologique qui est la sienne. Celle-ci reprend le concept « idéal-type » que Max Weber utilise dans Essais sur la théorie de la science1, ouvrage majeur sur les rapports entre épistémologie et politique publié en 1922. Muzergues est donc peu ou prou un épigone de lʼ « individualisme méthodologique » hérité de Weber. Le sociologue allemand avait lʼintention de produire un ordre intelligible à partir du chaos apparent de la masse des données empiriques. Il définit lʼIdealtypus comme « un tableau de pensée [réunissant] des relations et des événements déterminés de la vie historique en un cosmos non contradictoire de relations pensées »2 ou une « construction [utopique] que lʼon obtient en accentuant par la pensée des éléments déterminés par la réalité »3.

Les quatre « tribus »4 de Muzergues ne sont pas des sectes, lʼindividualisme y prend libre cours, voguant avec une certaines fluidité entre celles-ci selon les âges de la vie. Toutefois les individus, malgré eux, sʼinsèrent dans des groupes dont la constitution les dépasse. Ces groupes que la tradition marxiste appelle classes, que existent en soi de toutes les façons mais pas forcément pour soi, ce qui signifie que ceux qui en sont membres nʼont nécessairement conscience dʼy appartenir. Notre auteur rejette ainsi la conception tocquevillienne des Raymond Boudon et Henri Mendras qui insiste sur la « moyennisation », ce qui revient à dire que la société est caractérisée par une « égalisation des conditions », pour reprendre lʼexpression que lʼon retrouve dans De la démocratie en Amérique de Tocqueville.

Muzergues, un républicain atlantiste qui réhabilite Marx par son inclination à vouloir que les classes sociales refassent surface ? Il nʼy a, à certains égards, rien dʼaporétique puisque ceux qui inspirèrent Marx et sa théorie de la lutte des classes étaient les historiens bourgeois Augustin Thierry et François Guizot, qui craignaient par-dessus tout le soulèvement des ouvriers contre la domination des nouvelles féodalités financières et industrielles.

Contrairement à ce que soutiennent Marx et ses épigones, lorsquʼils affirment que le réel social est caractérisé par lʼantagonisme de deux et de seulement deux classes, entretenant lʼune vis-à-vis de lʼautre des rapports dʼhostilité, ou inimitié, Muzergues voit dans les interactions entre les quatre classes une forme dʼapathie. Celles-ci entretiendraient des rapports ni totalement pacifiques ni radicalement hostiles. En effet il pense quʼelles peuvent passer des alliances entre elles.

Là réside lʼenjeu décisif pour les impétrants à lʼexercice du pouvoir. Réussir à rassembler au moins deux classes distinctes, ce qui assure en contexte démocratique la victoire électorale. Une telle opération revient, selon les termes de notre auteur, à « réaliser la quadrature des classes ». Cette recension serait incomplète si lʼon nʼexplorerait pas en détail la nature de ces quatre classes.

La classe créative

En France, la grande gagnante à lʼissue des processus électoraux de 2017 est la « classe créative », dont le poulain était Emmanuel Macron. À rebours de ceux qui considèrent que le leader dʼEn Marche devenu président de la République est avant tout le polichinelle de Rothschild & Cie – de la « Bancocratie » en somme –, Muzergues érige Macron en fidéicommis de ce groupe dʼurbains aisés qui peuplent les grandes métropoles, se dopant au bio pour faire rouler leur trottinette, appelés depuis David Brooks « bobos », contraction de bourgeois-bohème, un vocable aujourdʼhui rentré dans le langage populaire. Ceux-là même qui ont « gentrifié » en masse les centres urbains, menant ainsi une coexistence pacifique avec moult nationalités dont la diversité culturelle est pour ces « happycapitalistes » une source dʼenrichissement, tant matériel que moral. Le multiculturalisme est nécessaire à leur besoin permanent de trouver de nouvelles idées pour leurs clients ou patrons, ainsi quʼà la satisfaction quʼils éprouvent de ne pas être dans le mauvais camp, celui des racistes, aigris et fermés.

La bourgeoisie de province

Ces libéraux-libertaires rivalisent avec des bourgeois dʼun autre type. Ceux-là vivent en province et dans les banlieues chic – de Levallois-Perret à Versailles en passant par Saint-Cloud –, à lʼécart des immigrés, et restent attachés aux valeurs traditionnelles, qui sont pour eux une sorte de complément immatériel à leur patrimoine économique (résidence secondaire à la mer ou à la montagne, portefeuille dʼactions, belles bagnoles et caves bien fournies). Au moment des délibérations législatives préalables au vote de la loi Taubira ils ont formé le gros des rangs de la Manif pour tous, regardant avec dédain les pourtant efficaces Journées retrait de lʼécole (J.R.E.) contre la théorie du genre lancées par Farida Belghoul, car trop musulmanes et populacières à leurs yeux, et en 2017 ils ont choisi le libéral-conservateur François Fillon.

On peut regretter que lʼauteur reprenne à son compte le peu scientifique car trop dépréciatif vocable de « bourgeois bourrins » pour désigner cette classe. Qui, à choisir, se revendiquerait « bourrin » plutôt que « bohème », à lʼheure même où Charles Aznavour vient de rendre son dernier souffle ?

Les électeurs macroniens et fillonistes ont en commun dʼêtre des gagnants économiques de la mondialisation. Mais ces derniers sont toutefois des perdants culturels de cette mondialisation. Leur catholicisme est frappé dʼobsolescence, au profit du droit-de-lʼhommisme cher à leur terribles concurrents « happycapitalistes ».

La classe ouvrière blanche

Quant aux perdants économiques de la mondialisation, leurs champions est Marine Le Pen. Ils forment une classe qui est la France périphérique, qui éprouve non seulement un sentiment de déclassement, mais qui subit aussi un véritable « stress ethnique », ce que Laurent Bouvet appelle plus pudiquement le sentiment dʼinsécurité culturelle. Dʼoù lʼethnicisation faite par Muzergues à cette classe, qui selon lui, en plus dʼêtre « ouvrière », est « blanche ». Pour elle, la question sociétale la plus cruciale nʼest pas lʼoffensive progressiste touchant la famille et lʼintime (mariage homosexuel, P.M.A., G.P.A., éducation sexuelle dès lʼécole primaire) mais le fait migratoire. Outre la désindustrialisation, elle déplore lʼ « immigration-invasion » qui lui fait ressentir cet étrange hantise de ne plus vivre dans son propre pays, quand par exemple elle emprunte les transports en commun de Paris ou quʼelle voit ces territoires suburbains quʼelle a quittées devenir des ghettos africains islamisés. Jadis elle soutenait le P.C.F., puis a viré de bord en optant pour le lepénisme.

On a assisté à un phénomène similaire aux États-Unis en 2016, sʼinscrivant dans une tendance que les spécialistes appellent « dextrisme » (mouvement de la gauche vers la droite). Donald Trump a triomphé grâce à lʼapport décisif des ouvriers de la roast belt (Detroit et ses alentours notamment), qui habituellement votent démocrate.

Les millénials

Enfin, il nous reste le candidat arrivé en quatrième position : Jean-Luc Mélenchon. La classe dont il a été le porte-parole, pour ne pas dire le fer de lance, nʼest pas socioéconomique mais générationnelle. Pour notre auteur le chef de la France insoumise a été poussé par lʼélan des jeunes générations, appelées outre-Atlantique « millenials ». Millenials, un concept sorti tout droit des cerveaux se vendant aux boîtes de marketing anglo-saxonnes. Les millenials regroupe la jeunesse, qui est née au tournant de lʼan 2000, et a donc essentiellement vécu au IIIème millénaire. Comme lʼa souligné Anne Muxel dans ses travaux, lʼeffet de génération est aussi déterminant que les variables lourdes (revenu, patrimoine, religion) dans le processus de socialisation politique. Autrement dit, lʼépoque où lʼon vit influe sur les comportements politiques, autant que le milieu social dont on est issu.

Mélenchon a réuni presque un tiers des 18-24 ans, si lʼon en croit les études post-électorales. Ce même Mélenchon qui se plaignait, le jour de la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines, de la présence dʼHillary Clinton face à lui, jugée trop libérale et trop proche de lʼestablishement, quand Bernie Sanders lʼaurait selon lui emporté aisément. Cet « obscur sénateur indépendant du Vermont, socialiste autroproclamé » (p. 73), avait mis en difficulté Clinton lors de la Primaire démocrate.

Mélenchon et Sanders ont eu en commun, durant le cycle électoral transatlantique de 2016-2017, dʼavoir reçu le soutien des jeunes, des « millénials », qui, déçus par les perspectives réelles dʼemploi que leur offre leurs diplômes, en sont arrivés à brûler ce que jadis ils avaient adoré. La mondialisation, lʼEurope, les géants de la Silicon Valley… Les enfants gâtés de la globalisation libérale ont été vite désillusionnés, une fois entrés dans le monde du travail. « Au lieu, note Muzergues, de se retrouver dans les postes à responsabilités quʼon leur avait promis, les millenials se sont retrouvés aux marges de lʼespace de travail, parqués dans des ʽʽmétiers à la conʼʼ exercés dans des bureaux open-space ou des cubicals dans lesquels ils se sont retrouvés face à la dure réalité de leur travail : au lieu de manipuler les symboles promis à lʼuniversité, ils se retrouvent à transmettre des bribes dʼinformation à dʼautres collègues dans une chaîne dont la finalité leur échappe » (p. 76).

Mais à voir seulement en Mélenchon le candidat des jeunes, on présente une sociologie de son électorat erronée, en obérant une part substantielle de ceux quʼil représente, à savoir la pléthorique fonction publique, actifs et retraités, en particulier les divers agents de lʼÉducation nationale, plus leurs enfants. Auxquels sʼajoutent le vote résiduel et très volatil des minorités ethniques.

Demain lʼEurope

On notera, enfin, la bonne idée quʼa eue lʼauteur de proposer un tour dʼhorizon européen des rapports de force électoraux. Ce travail de synthèse permet de mettre à jour la conjoncture politique à la veille des élections européennes. Cʼest dʼailleurs un haut dirigeant de lʼUnion européenne (U.E.), le Belge Guy Verhofstadt, qui signe sa préface. Elle est, pour le moins, dispensable. Son analyse de la question de la disparition du clivage droite / gauche se borne à être une redite maladroite du début du livre de Muzergues.

Ce dernier propose un historique de ce clivage, dont les racines plongent dans les heures terribles de la Révolution, et montre en quoi on peut considérer quʼil se trouve aujourdʼhui en situation de mort clinique. En atteste la victoire-surprise de Macron. Philippe Raynaud souligne à ce propos : « Le second tour amène au pouvoir un candidat qui a surfé sur le refus de la droite, de la gauche et de leur affrontement, mais qui a également clairement annoncé sa fidélité à ce que les deux grands partis avaient en commun : lʼacceptation de lʼéconomie de marché, de la mondialisation, de la construction européenne et des valeurs dʼʽʽouvertureʼʼ qui les accompagnent. Sa combinaison entre le refus de lʼopposition droite-gauche et la claire acceptation de ce que les deux camps ont en commun est ce qui fait lʼoriginalité de la démarche dʼEmmanuel Macron. »5

La fin du clivage gauche / droite ?

Un clair consensus se dégage pour constater la disparition du clivage gauche / droite, disparition qui a eu pour effet immédiat de servir de rampe de lancement à la candidature Macron, qui a rassemblé les anciens soutiens de François Hollande, Alain Juppé et François Bayrou.

Dans la continuité de la vision de Muzergues et de Raynaud, Michel Hastings qualifie la présidence macronienne – les esprits moqueurs diraient « jupitérienne » – de « césarocentrisme »6, autrement dit un « mélange dʼautorité verticale et de refus des polarisations idéologiques. »7 Macron a bien compris que les Français, inconsciemment nostalgiques de la royauté, sont en manque dʼautorité verticale depuis quʼon a coupé la tête de leur roi. Et ils nʼattachent guère dʼimportance à la polarisation gauche-droite, ce qui résulte de « la consolidation, depuis plus dʼun quart de siècle, dʼun nouveau clivage opposant les forces favorables à la ʽʽsociété ouverteʼʼ et celles qui préconisent un recentrage autour des valeurs nationales et le repli sur la ʽʽsociété ferméeʼʼ. »8 Les grands référendums européens, celui de Maastricht en 1992 et celui sur la Constitution en 2005, ont fait naître ce nouveau clivage, propre à la mondialisation. Par-delà le clivage gauche / droite, des Français ont refusé de voter pour plus dʼEurope, faisant la nique au Pouvoir, guidés par leur refus de valider les « effets délétères de la perte de souveraineté dans la conduite des politiques et économiques et sociales »9. Mouvement de fond dans lequel sʼinscrit par exemple le philosophe Jean-Claude Michéa quand lequel il vante, par un oxmyore si lʼon en croit les vieux critères dépassés, lʼ « anarchisme tory » de George Orwell tout en accusant la gauche dʼêtre lʼautre face la médaille libérale.

Cʼest un débat passionnant de lʼheure, et Muzergues nous convie à y participer, en reprenant les bases et sans se perdre dans des débats scientifiques trop subtils, qui relèvent plus de la ratiocination que de la réflexion pratique. Son œuvre est destinée à ceux pour qui la politique est une praxis, pas pour les « sachants » précieux et pointilleux, fonctionnaires de la pensée qui font du concept une rente, et qui, perchés depuis leur tour dʼivoire, éructent une logorrhée universitaire qui ne fera pas trace dans lʼhistoire.

Une idée en vogue

Notre auteur, dont lʼouvrage sʼadresse dʼabord aux conseillers stratégiques – ou spin-doctors – des hommes politiques, insiste sur la prochaine échéance électorale, qui aura lieu en 2019 au sein des vingt-sept pays de lʼU.E. Mais ceux qui étudient la sociologie et la politique dans le supérieur pourront y trouver un grand intérêt, dʼautant plus que le volume, sans chercher à vulgariser quoique ce soit, est très accessible. Il est envisageable dʼenseigner sa thèse de la « quadrature des classes » aux élèves de Terminale ES. Elle est dans lʼair du temps, elle doit donc être diffusée le plus largement.

Elle circule, en témoigne les ligne suivantes écrites de la main de Patrick Buisson dans la préface de la nouvelle édition revue et augmentée de La cause du peuple, lequel, qui est un grand esprit, semble avoir déjà intériorisé la leçon sociopolitique de Muzergues : « Aujourdʼhui, note-t-il, la jonction entre la France de la ʽʽManif pour tousʼʼ et la France de Johnny Hallyday telle quʼon lʼa vue émerger des profondeurs du pays le 9 décembre 2017, à lʼoccasion des grandioses funérailles de la rock star, peut dʼautant plus sʼopérer naturellement que, par-dessus les origines de classe, lʼattachement à un même patrimoine immatériel les rapproche à travers la question identitaire, mais aussi lʼenracinement et la transmission, le localisme et les circuits courts, le coutumier et les mœurs. »10 Patrick Buisson a donc déjà défini sa stratégie : forger lʼalliance de la « bourgeoisie provinciale » et de la « classe ouvrière blanche ».

La « demande » ne suffit pas

Nous ne saurions donc que trop conseiller de lire cette monographie signée Thibault Muzergues, dans lequel il est loisible de puiser des outils aidant à mieux appréhender le réalité sociologique du temps présent, ainsi que de mieux saisir lʼétat de la « demande électorale ». Néanmoins il ne faudrait pas pour autant délaisser le travail idéologique, cʼest-à-dire « lʼoffre ». Il sʼagit également, en plus de découper le peuple en quatre quarts comme lʼÉglise divisait lʼHomme en douze signes zodiacaux – ce qui sʼapparente à produire des vues de lʼesprit –, de présenter des propositions concrètes censées apporter des solutions aux problèmes de lʼheure, en rapport avec un système de valeurs déterminé.

Cela comporte comme risque de heurter les aspirations de la « demande », reine des démocraties, dont lʼattachement manifeste au droit-de-lʼhommisme tend à occulter sa volonté latente de revenir à son catholicisme originaire, qui est profondément ancré dans les tréfonds de son inconscient collectif.

– Rémi Hugues

Max Weber, Essais sur la théorie de la science, Paris, Pocket, 1992.

Ibid, p. 97.

Ibid., p. 103.

Michel Maffesoli, Le temps des tribus. Le déclin de lʼindividualisme dans les sociétés postmodernes, Paris, La Table Ronde, 2000.

Philippe Raynaud, « Le ʽʽmacronismeʼʼ ou les métamorphoses du centre », Cahiers français, Mai-juin 2018, n° 404, p. 28.

Miche Hastings, « Le clivage gauche-droite : disparition ou renouvellement ? », ibid., p. 37.

Idem.

Ibid, p. 39.

Ibid., p. 40.

10 Patrick Buisson, La cause du peuple, Paris, Perrin, 2018.

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