All posts by admin

Recension de « Foch » de Jean-Christophe Notin, par Serge Gadal

Élevé sur le pavois en 1918 parce qu’il dirigeait les armées alliées, le maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) a reçu après la guerre en France et à l’étranger la plupart des lauriers de la victoire. Il en résulta une floraison de récits hagiographiques où la part du mythe et celle de la réalité devinrent très vite impossibles à discerner.

Recension de « Lénine, l’inventeur du totalitarisme » de Stéphane Courtois, par Serge Gadal

Stéphane Courtois, directeur de recherches au CNRS, maître d’œuvre en 1997 du Livre noir du communisme, nous livre ici une biographie politique de Lénine inspirée de la méthode d’Alexandre Soljenitsyne lequel, « dans son grand œuvre, La Roue rouge, a cherché à dégager des nœuds structurant le récit historique des moments où l’histoire bascule et prend une direction irrémédiable. ».

Recension du « Continent perdu » de Guy Mettan, par Serge Gadal

L’Europe n’a plus la cote. Subissant concomitamment le Brexit, la montée des populismes et la montée en puissance des « démocraties illibérales », le projet européen est en panne. Entre son élargissement bâclé à l’Est et son approfondissement démocratique raté, l’Union européenne est visiblement dans une impasse.

« Vers un nouvel ordre écologique ? », par Henri Feng

Un vent de chaleur souffle sur la France. En effet, les derniers résultats électoraux (ceux des élections européennes du 26 mai dernier) manifestant un certain plébiscite pour la cause écologique (le candidat d’EELV, Yannick Jadot, a récolté 13,5% des voix) et le début prématuré de la canicule (avec des pics de chaleur dépassant les 45°C, comme à Carpentras, par exemple) préparent la société française à connaître un véritable tournant écolo-sociétaliste : le moment de l’effacement définitif de la chose politique.

La chronique anachronique de Hubert de Champris : « Naissance de l’anti-tragédie »

L’anti-tragédie a remplacé l’antique tragédie. Une des tragédies de notre époque ne serait-elle pas, en effet, de non seulement méconnaître tout ce qui, de près et de loin, touche au tragique – qui, pourtant et pas moins qu’en d’autres temps, la parcours et l’imprègne de part en part – mais, plus encore, de regarder avec dédain, du haut de sa superbe, quand elle n’irait pas à les poursuivre de sa vindicte, à les vilipender, ceux qui soutiennent qu’on ne saurait appréhender de manière tant soit peu exhaustive la vie (dans la plus large acception du terme) sans tenir compte, et compte serré, de sa possible dimension tragique ?