Dommages collatéraux : les sanctions des États-Unis visant la Russie frappent les alliés européens

Savent-ils ce qu’ils font ? Quand le Congrès adopte des sanctions draconiennes destinées principalement à discréditer le président Trump et à interdire tout progrès des relations avec la Russie, est-il conscient que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique aux chers « amis » européens des États-Unis ?
Qu’ils le sachent ou non, ils s’en moquent évidemment. Les politiciens américains considèrent le reste du monde comme un hinterland qui peut être exploité, violé et ignoré en toute impunité.
Le projet de loi HR 33 64 « contraignant les adversaires de l’Amérique moyennant la loi sur les sanctions » a été adopté le 25 juillet par tous les membres de la Chambre des représentants, sauf trois. Une version précédente avait été adoptée par tous les sénateurs à l’exception de deux. Son adoption finale outrepassant tout veto est une certitude.
Cet accès d’humeur du congrès flagelle dans toutes les directions. Les principaux dommages en seront vraisemblablement subis par les chers amis et alliés européens, notamment l’Allemagne et la France, qui parfois se comportent comme des concurrents ; mais des considérations aussi triviales importent peu sous les voûtes sacro-saintes du Congrès américain, totalement voué à préconiser la moralité universelle.

Feu le rayonnement de la langue française

Pendant des siècles, du XVIIe siècle et jusque dans la seconde moitié du siècle dernier, la langue française a été librement apprise par des millions d’étrangers vivants sur tous les continents. Pour eux, c’était la langue de la culture ou la langue par laquelle ils ont accédé à la haute culture. Les raisons de cet engouement de jadis tiennent à trois faisceaux de faits : la qualité des maîtres qui, en France ou dans les nombreuses écoles à l’étranger, ont fait l’excellence de l’enseignement français ; la fascination que d’innombrables étrangers ont éprouvée pour la littérature, la pensée et la culture française ; la position éminente que la France a occupée pendant au moins trois siècles dans les relations entre les puissances du monde. Ces réalités faisaient la force ou le rayonnement (comme on dit souvent, par métaphore, dans les milieux autorisés) de la langue française. Peu à peu, ces réalités s’étiolent. Désormais, elles laissent la place au lent effacement de la langue française dans le monde.

La chronique anachronique d’Hubert de Champris

A une époque où il n’y a de péché que l’arbre fruitier, où la conscience de soie dans laquelle chacun se complaît semble ne dicter qu’un mol hédonisme inclinant à se lover sous sa tiédeur, la biographie du confesseur de la reine Isabelle la Catholique par cette spécialiste des monde latin et latino-américains qu’est Marie-France Schmidt apparaîtra comme une salutaire provocation.

La chronique anachronique d’Hubert de Champris

C’était, avant l’ère très ‘‘béliaire’’ du baron Haussmann, de ses saignées très civilisées et de la construction, sous le Second Empire, de l’église – on allait dire, la basilique – Saint Augustin par Baltard (et non Balthus comme aurait dit ma concierge), un quartier de Paris passablement miséreux dénommé la Petite Pologne.