2 thoughts on “Vidéo de la conférence d’Hervé Juvin : « Le gouvernement du désir »”

  1. Ludovic says:

    Je trouve les conférences déposées sur ce site très intéressantes. Toutefois, pourriez-vous mettre les vidéos au format mp3 afin que ces dernières puissent être écoutées n’importe où ?
    Cordialement.

  2. Humbert says:

    Tout le début est très juste, fascisme et idéologie du désir dirait Clouscard.
    Effectivement les blasés du consumérisme passeront du désir de l’Avoir à celui d’un meilleur l’Être. Mais le décadent n’a plus de Cité (et bientôt plus de famille comme le prévoyait Engels…), pas de « gisements culturels ». C’est n’est pas une recherche d’unité comme l’était la démocratie grecque, remplaçante de la cohésion religieuse. La preuve en est du morcellement politique (régionalisme, identités des banlieues, identitaires).

    Le ressentiment de celui qui est volé de sa culture, de son pays, son état, et la possibilité de faire œuvre commune, amène la régression infra-politique très bien décrite par Hannah Arendt dans l’Impérialisme.

    Et le naturalisme et l’espèce de bisounoursisme des végétariens, n’est pas de la rationalité politique. Le naturalisme est irrationnel, tenant de la nausée devant les êtres, homme passion inutile, un syndrome cathare et incohérent: pas de jambon, pas de naissance de cochon, pas de corrida pas de taureau, du nihilisme larmoyant. Supprimons lions et impalas…
    De plus le spécisme est un summum de relativisme égalitaire, à quand le tour des plantes ? C’est la poursuite de la féminisation et de la bienveillance, vertus faciles et universel du capital, qui n’engage que la morale individuelle, pas l’éthique collective et permet de masquer la bunkerisation riches/pauvres.

    Alors le moderne ne veut pas trouver son salut par « la beauté idéale de la communauté », ça fait rigoler…

    Il va la chercher pour lui même, en se raccrochant aux instincts infra-politiques de survie comme substrat politique. Trump, Brexit, orna, Kurz, sont pas des visions bobo d’idéalités politiques…

    Là où Hervé Juvin a raison, c’est que la politique dans ce basculement, Avoir-> Être, reprend toute son importance et que la promesse du capitalisme perd de sa splendeur, dans la dégradation de la Terre et l’explosion démographique. Mais là où il a tort, c’est que la nation « entraide abstraite » n’est plus un cadre, Dieu et mort et les autres idoles aussi; Et s’il croit que l’homme ne renoncera pas aux promesses que lui fera miroiter le progrès technique….
    Aussi la contre-réforme cherchera un renouveau politique puissant, mais pas dans un idéal, mais bien sur ses instincts narcissiques hypostasiés.

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