« Al-Andalus et la Croix »

ENTRETIEN AVEC RAFAEL SÁNCHEZ SAUS

Propos recueillis par Arnaud Imatz publiés dans la Nouvelle Revue d’Histoire, hors série nº 12 printemps-été 2016.

Rafael Sánchez Saus est professeur d’Histoire médiévale à l’Université de Cadiz dont il a été doyen de la Faculté de philosophie et de lettres (1999-2004). Il a été recteur de l’Université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Membre de l’Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres, dont il a été aussi  le directeur, il est le secrétaire de la Cátedra Alfonso X el Sabio. Il a publié de nombreux travaux de recherche dans des revues académiques et universitaires et plusieurs centaines d’articles dans la grande presse. Il est l’auteur d’une dizaine de livres dont récemment Al-Andalus y la Cruz. La invasión musulmana de Hispania (Al-Andalus et la Croix. L’invasion musulmane de l’Hispanie), Ed. Stella Maris, Barcelona, 2016. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’Espagne médiévale Rafael Sánchez Saus s’en prend à la lecture « historiquement correcte » de la période et éclaire d’un nouveau jour la conquête musulmane.

Arnaud Imatz: La mode est à la « déconstruction » de l’Histoire. En France, certains négationnistes affirment ainsi que la Bataille de Poitiers qui vit la victoire de Charles Martel contre l’envahisseur musulman, ne serait qu’une imposture ou un non-événement. En Espagne, les mêmes idéologues vont jusqu’à prétendre qu’il n’y a jamais eu d’invasion islamique dans la Péninsule. Que pensez-vous de cette thèse, formulée par Ignacio Olagüe, en 1974, reprise aujourd’hui par Emilio Gonzalez Ferrín, un professeur d’Histoire de l’Islam à l’université de Séville?

Rafael Sánchez Saus : Il faut se demander d’où vient cette pulsion qui s’étend sur tout l’Occident et qui n’est que la manifestation sur le plan historiographique d’une négation plus profonde, d’un projet plus vaste. Bien évidemment il s’agit ici de préparer le terrain pour une nouvelle interprétation de l’histoire européenne. Les vieilles racines, liées presque toujours à la défense et au développement du christianisme, lequel a donné forme à notre passé, provoquent aujourd’hui l’aversion croissante de la culture dominante. Celle-ci préfère nier ces racines plutôt que de les assumer et de les intégrer à la nouvelle vision de l’Europe qu’elle promeut. En Espagne, on nie également l’historicité de Covadonga, la bataille qui est considérée traditionnellement à l’origine de la Reconquête  -un terme qui d’ailleurs est lui aussi rejeté-, bien qu’on ne puisse pas abolir le fait que les anciennes chroniques parlent d’une « rencontre » à l’origine du royaume des Asturies et qu’on ne puisse pas davantage discuter l’existence du premier roi, Pélage.

Je crois cependant que la négation de la conquête arabo-musulmane de 711, a d’autres origines intellectuelles. Olagüe était un nationaliste espagnol et ses thèses s’inscrivaient dans une tendance historiographique espagnole, très forte tout au long du XXe siècle, qui consiste à intégrer la civilisation d’al-Andalus dans l’ensemble du devenir de la péninsule ibérique, non pas comme rupture mais comme une continuité par rapport à ce qui l’a précédée. Selon ce point de vue, il n’y aurait pas eu de véritable conquête et donc pas de « perte de l’Espagne ». Celle-ci aurait maintenu ses traits essentiels et aurait même fini par s’imposer aux minorités arabes et berbères ce qui aurait permis l’émergence d’une civilisation brillante avec un substrat beaucoup plus hispanique que musulman.

Ces délires, sans le moindre fondement historique, n’ont pas eu beaucoup d’effets sur les historiens espagnols des années 1970 et des décennies suivantes. Mais aujourd’hui, grâce à leur adaptation par González Ferrín, ils trouvent un tout autre écho parmi les amateurs d’histoires et les mystificateurs. González Ferrín  ne nie pas qu’il y ait eu une conquête, bien qu’il fasse tout son possible pour réduire sa réalité et ses conséquences, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il prétend que ses acteurs n’étaient pas musulmans.  Selon lui, on ne peut pas vraiment parler encore d’Islam, en 711, et il y aurait eu au-contraire une sorte d’amalgame de forces et de gens à la religion incertaine mais tous opposés à l’orthodoxie trinitaire catholique, qui aurait trouvé facilement des soutiens dans la population autochtone. À l’entendre, il y aurait donc eu beaucoup plus une rencontre qu’une conquête, après que la faible résistance des groupes wisigoths dominants eut été éliminée.

Cette construction ahistorique, utilisée bien entendu pour délégitimer la Reconquête chrétienne postérieure, a fait récemment l’objet d’une critique dévastatrice et définitive de la part du professeur Alejandro García Sanjuán de  l’université de Huelva, auteur de La conquista islámica de la Península Ibérica y la tergiversacion del pasado[1] (La conquête islamique de la Péninsule ibérique et la tergiversation du passé).

AI : Vous-même, vous venez de publier un ouvrage très important, Al-Andalus y la Cruz (Al-Andalus et la Croix). Ce livre explique la situation de la Péninsule sous domination musulmane et éclaire particulièrement l’époque de l’invasion et les débuts de l’occupation. Pourquoi l’avez-vous l’écrit ?

RSS : J’ai en effet surtout travaillé sur le Bas Moyen Âge ou le Moyen Âge tardif, mais une de mes plus fréquentes lignes de recherche a été la frontière entre maures et chrétiens, entre Grenade et l’Andalousie chrétienne. C’est ce qui m’a poussé à écrire sur les relations entre musulmans et chrétiens, un sujet qui fait l’objet de graves falsifications. Je me suis aussi rendu compte qu’il existait un vide dans l’histoire des mozarabes, ces chrétiens ayant vécu sous la domination musulmane. Cela non pas au niveau de la recherche, qui a beaucoup avancée au cours des dernières années (il faut ici rappeler d’excellents travaux, comme ceux de Cyrille Aillet[2]), mais dans la présentation des nouveaux matériaux au public cultivé et intéressé par l’histoire. Il y a trop d’enseignements à tirer de l’histoire des mozarabes qui demeurent occultés et que nous ne pouvons, ni devons ignorer.

AI : Comment expliquez-vous la facilité avec laquelle les musulmans se sont emparés de l’Hispanie. Quelle a été la cause principale du désastre : La décadence morale ? La faiblesse militaire des Wisigoths? La trahison d’une partie des élites ? Les conditions sociales et les difficultés économiques?

RSS : La conquête arabo-berbère, musulmane, a été le fruit de circonstances conjoncturelles et de causes structurelles. Parmi les premières, la plus importante est la situation de guerre civile entre les différentes factions wisigothes, l’une d’entre elles ayant même favorisé la pénétration des armées musulmanes. D’autre part, le royaume wisigoth connaissait de graves difficultés socio-économiques, mais je crois que la principale cause de la conquête a été l’agression décidée par un pouvoir qui disposait de fortes capacités militaires. Le royaume wisigoth a été détruit après une guerre bien plus dure et plus longue qu’on ne le croit généralement, qui ne s’est terminée  qu’en 719-720. Tout permet de penser que si la tentative de 711 avait échoué, le royaume wisigoth n’en aurait pas moins dû faire face à de nouvelles vagues d’invasion et aurait finalement succombé.

AI : Les élites romano-wisigothes ont souvent collaboré avec les envahisseurs. Peut-on pour autant dire que la conversion à l’Islam des élites sociales a été beaucoup plus massive que celle du peuple?

RSS : La conquête arabe entraina la déstructuration territoriale, institutionnelle, morale et sociale de l’Hispanie. Devant l’absence de toute autre perspective raisonnable, il n’est pas étonnant que les élites laïques et ecclésiastiques aient essayé de se protéger et de protéger les gens qui dépendaient d’elles. Il y a des auteurs, comme récemment Eduardo Manzano[3], qui voient en cela un signe de continuité des structures de base de la société d’Hispanie qui auraient été garanties par des pactes passés entre les conquérants et l’aristocratie hispano-gothique. Selon lui, ces pactes sont l’expression d’une alliance qui aurait permis de garantir l’ordre établi. Mais cette vision si optimiste ne pourrait être retenue que dans l’hypothèse où, en l’absence des Arabes, l’aristocratie wisigothe n’aurait pas été capable de contrôler le pays, ce qui n’est pas acceptable. On sait d’autre part qu’al-Andalus a été le théâtre de désordres et de conflits pendant de nombreuses années, même après l’établissement de la dynastie des Omeyyades. Je crois que ces pactes ont été le fruit de la résignation devant la déroute totale et du désir de sauver tout ce qui pouvait l’être. Je ne crois pas que les élites d’Hispanie aient été islamisées rapidement. Ce que l’on sait à partir de l’étude de quelques lignages montre au contraire leur persistance dans le christianisme pendant des décennies avant leur apostasie. Beaucoup d’autres, et sans doute la majorité, on fini par périr, car le pouvoir musulman ne pouvait pas tolérer qu’une classe dirigeante chrétienne, perdure ou se reconstitue, et qu’elle puisse articuler une résistance autochtone. Pierre Guichard a écrit des pages définitives permettant de comprendre comment les liens matrimoniaux, plus ou moins volontaires, entre les femmes de l’aristocratie hispano-gothique et les chefs arabes, ont été un facteur majeur de transfert du patrimoine et du pouvoir de la vieille noblesse.

AI : L’Espagne musulmane a-t-elle vraiment connu une volonté de coexistence pacifique ? Y avait-il une certaine tolérance religieuse ? 

RSS : Dans al-Andalus, il n’y a jamais eu de volonté d’intégrer la population conquise dans un système ethniquement et religieusement pluriel. Ce qui a été instauré c’est le moyen de perpétuer la domination d’une petite minorité de guerriers musulmans orientaux et nord-africains sur la population autochtone. Pour régler les relations entre les uns et les autres, il existait la « dhimma », l’ensemble des normes d’origine coranique qui consacraient la soumission politique et religieuse, ainsi que l’infériorité juridique et morale des non-musulmans, en plus de leur exploitation économique. Cependant, ces normes ont dû être adaptées lors des premières décennies de l’occupation parce qu’al-Andalus était alors une terre d’Islam précaire, peuplée d’une immense majorité de chrétiens (jusqu’à 90% à la fin du VIIIe siècle). L’arrivée des Omeyyades, avec leur grand projet de construction d’un véritable État arabe et islamique, entraîna un durcissement progressif du traitement des chrétiens plus que des juifs, qui alla de pair avec une intense arabisation et orientalisation culturelle de la population promue par l’État. À partir de 830 on a assisté à un processus d’érosion progressive de la chrétienté hispanique. Il y a eu alors une réaction des chrétiens de Cordoue. Ils ont été capables d’animer un mouvement de restauration et de rénovation qui allait de l’usage du latin à la revendication d’un degré de liberté religieuse que la « dhimma » ne permettait pas. Il en est résulté une lutte, appelée à mon avis incorrectement, conflit des « martyrs volontaires », qui s’est déroulée de 850 à la mort de Saint Euloge de Cordoue en 859. Je défends dans mon livre une nouvelle lecture de cet épisode, car Euloge et ses compagnons n’ont pas été seulement des martyrs de leur foi, mais aussi de la liberté de conscience et d’expression voire de la dignité de l’homme. Ils n’ont été des « martyrs volontaires » que dans la mesure où ils n’ont pas hésité à défier pacifiquement un pouvoir qui condamnait à de terribles peines ceux qui transgressaient ses normes ; des normes que celui-ci imposait seul, qu’il interprétait seul et dont lui seul bénéficiait.

La discrimination religieuse était aussi flagrante dans le domaine des relations entre sexes. Les chrétiens et les juifs ne pouvaient pas se marier avec des femmes musulmanes sous peine de graves condamnations, mais en revanche les musulmans pouvaient avoir des femmes chrétiennes ou juives comme épouses ou concubines. La séquestration des femmes chrétiennes était d’ailleurs très fréquente parce que dans la population musulmane les hommes étaient plus nombreux que les femmes et qu’en outre la polygamie réduisait le nombre de femmes musulmanes disponibles.

 

AI : La situation des chrétiens d’al-Andalus a-t-elle évolué au cours du temps ?

RSS : Vers 711, la « dhimma », dont nous avons déjà parlé, comptait déjà près de 70 ans d’expérimentation dans les territoires conquis par les Arabes. Dans la Péninsule, je l’ai dit, il a fallu d’abord l’adapter pour répondre au besoin des conquérants de traiter avec l’adversaire afin d’assurer leur domination territoriale. Par la suite, la population a subi d’énormes souffrances, mais la situation chaotique d’al-Andalus a empêché l’implantation rigoureuse de la « dhimma ». Les circonstances ont d’abord permis la conservation des traits religieux et culturels distinctifs des chrétiens d’Hispanie ainsi qu’une certaine autonomie judiciaire et administrative. Mais cette situation a commencé à changer à partir de la fin du VIIIe siècle lorsque Abd al-Rahman Ier, premier émir omeyyade, a décidé de supprimer les pactes et a initié la construction d’un ordre et d’un État pleinement islamiques. Le changement est devenu patent à partir de 830 avec l’arabisation et l’islamisation du pays, d’autant plus que les oulémas ralliés au malékisme en ont fait l’école officielle de l’islam d’al-Andalus.

La population mozarabe, pourtant très largement majoritaire, s’est révélée incapable de résister efficacement contre cette évolution. Les mozarabes n’avaient pas de véritable élite dirigeante autre qu’ecclésiastique et celle-ci était déjà sous l’influence du pouvoir islamique. Il est significatif que le mouvement de rénovation et de résistance, à la tête duquel se trouvait saint Euloge, se soit heurté à l’opposition déterminée des milieux chrétiens les mieux installés dans le régime omeyyade. L’échec de ce mouvement, étouffé dans le sang, a vraisemblablement encouragé la réaction violente du muladi Omar Ben Hafsun[4], une révolte soutenue dès le début par de nombreux mozarabes. Omar est retourné à la religion de ses ancêtres en 899 et a été baptisé du nom de Samuel, nom de juge, guerrier et prophète d’Israël. Sa résistance et celle de ses fils s’est prolongée dans les montagnes andalouses jusqu’en 928. Abd al-Rahman III a dû attendre de l’avoir anéantie pour s’affranchir de l’autorité de Bagdad et se proclamer calife.

Mais à cette époque, déjà presque la moitié de la population, la plus influente dans tous les domaines, était musulmane. La chrétienté d’Hispanie, désormais pleinement arabisée et orientalisée, a connu un rapide déclin démographique et culturel au point de ne plus constituer qu’une minorité au début du XIe siècle. Une plus grande tolérance s’était établie à l’époque du califat parce que les chrétiens d’al-Andalous ont cessé de représenter la moindre menace et ont même collaboré avec le pouvoir. Avec la ruine du califat, ils se sont retrouvés désarmés, dans un pays totalement musulman. Leur situation est devenue de plus en plus difficile jusqu’à ce qu’ils reçoivent le coup de grâce de la main des Almoravides et des Almohades. Soulignons que dans la deuxième moitié du XIIe siècle, il n’y a plus de communautés chrétiennes organisées dans al-Andalus.

AI : Les juifs ont-ils été mieux traités que les chrétiens ?

RSS : En général, oui. Il semble que dès le début ils aient été d’actifs collaborateurs du pouvoir musulman. Et il semble aussi que leurs relations avec les chrétiens n’aient pas été des meilleures. Leur arabisation et leur orientalisation a elle aussi été totale. Leur situation s’est détériorée à partir du XIe siècle. Les Almoravides et surtout les Almohades ont mis un terme à la relative tolérance dont ils bénéficiaient. La réponse des juifs a été la conversion à l’islam ou la fuite massive vers les royaumes chrétiens du nord.

AI : Quelles ont été les périodes de persécutions des chrétiens les plus intenses ?

RSS : Sans aucun doute celles qui se sont déroulées tout au long de la première moitié du XIIe siècle sous la domination des Almoravides et des Almohades. Après la prise de de Tolède, en 1085, la minorité chrétienne a eu un temps l’espoir d’être libérée. Il  semblait alors que la totalité du territoire d’al-Andalus pourrait être rendu à la Chrétienté. Mais l’arrivée des Almoravides a brisé cet espoir.

AI : À partir de quand les chrétiens d’Hispanie ont-ils forgé un véritable projet de récupération de l’Espagne perdue ?

RSS : Dans les royaumes chrétiens, et en particulier dans celui des Asturies, il est très vite apparue une idéologie de réponse à l’Islam, qui cherchait à restaurer l’Espagne d’avant la conquête arabe. Mais il a fallu attendre le XIe siècle pour que ces idées trouvent le moyen adéquat de s’exprimer et de s’affirmer dans la croisade, qui a en Espagne des précédents antérieurs aux expéditions en Terre Sainte. Les XIIe et XIIIe siècles sont des temps de grande impulsion de la Reconquête. À sa mort, en 1252, Ferdinand III de Castille et Léon croyait avoir achevé la récupération de l’Espagne perdue,  Grenade étant désormais un royaume vassal de la Castille. Mais le royaume nasride est très vite parvenu à sortir de sa dépendance. À cette époque, al-Andalus, « berbérisée » par les almoravides et les Almohades, était très liée au nord de l’Afrique. Cette situation s’est prolongée jusqu’en 1492 mais, tout au long des XIVe et XVe siècles, l’idéal de conquête a été maintenu avec ferveur et il a été de plus en plus ressenti comme une exigence par les monarques castillans et les groupes dirigeants.

AI : Que pensez-vous de la  revendication d’Al-Andalus par les islamistes d’aujourd’hui ?

RSS : Elle n’a aucun sens du point de vue du droit et de l’histoire, mais elle en a un du point de vue islamiste et même islamique en général, car, selon les musulmans, on ne peut renoncer à une terre qui a appartenu un jour à l’Islam. Comme en tant d’autres choses la position de l’Islam est ici aussi flexible qu’inamovible : seuls les extrémistes réclament al-Andalus, mais personne n’y renonce. Évidemment la mythification acritique d’al-Andalus permet de donner à cette revendication une légitimité dont elle est en réalité totalement dépourvue.

AI : Peut-on comparer la conquête militaire de l’Hispanie avec la conquête démographique de l’Europe prônée par les islamistes du XXIe siècle?

RSS : Il ne me semble pas pertinent d’établir de semblables parallèles après 1300 ans d’histoire. Les problèmes qu’a l’Europe avec ses populations musulmanes découlent exclusivement de l’échec prévisible du multiculturalisme comme moyen d’arbitrer la présence de communautés différentes sur son territoire. Il s’agit d’un problème politique et idéologique, crée artificiellement et en peu de temps, dont la solution ne peut être que politique et idéologique.

[1] Alejandro García Sanjuán, La conquista de la Península Ibérica y la tergiversación del pasado. Del catastrofismo al negacionismo, Marcial Pons, Ediciones de Historia, Madrid, 2013.

[2] Cyrille Aillet, Les mozarabes. Christianisme, islamisation et arabisation en Péninsule Ibérique (IXe-XIIe siècle), Casa de Velázquez, Madrid, 2010.

[3] Eduardo Manzano Moreno, Conquistadores, emires y califas. Los Omeyas y la formación de al-Andalus, Éd. Crítica, Barcelona, 2006.

[4] Omar ben Hafs ben Chafar était issu d’une famille muladi (chrétien converti à l’islam), aux ancêtres probablement nobles wisigoths.

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