« La place du nationalisme dans la montée en puissance de la Chine », par Yakov Berger

L’Histoire récente a prouvé à Pékin que l’isolement international était nuisible, mais que, pour autant, une ouverture contrainte et sans restriction n’était certainement pas la solution à la stagnation économique et au sous-développement. Par conséquent, la Chine fait de son mieux pour recouvrir sa puissance économique et politique sur la scène internationale, en mettant en œuvre une politique d’ouverture couplée à une défense de sa souveraineté nationale, ainsi que de ses valeurs et particularités civilisationnelles fondamentales.

Dans une large mesure, la Chine a appréhendé le monde extérieur à travers le prisme de son histoire millénaire, comme en témoigne son ancien nom, Zhongguo (Empire du Milieu), qui la place de facto au centre d’un univers dominé par des peuples barbares. Aujourd’hui, l’Empire Céleste ne se perçoit plus comme tel, mais plutôt comme une victime des invasions étrangères, luttant pour recouvrir sa liberté et sa grandeur.

Isolement et ouverture

Sur les ruines d’un nationalisme destructeur est en train d’émerger une forme plus raisonnable de nationalisme, consécutive au départ de la première génération de communistes chinois menée par Mao Zedong.

Les communistes chinois ont modifié leur manière de concevoir la place de la Chine dans les relations internationales. Initialement, le Parti Communiste chinois (PCC) était parfaitement internationaliste, mais après les agressions japonaises dans les années Trente, le principe de consolidation de toutes les forces patriotiques contre l’envahisseur devint le maître-mot.

La politique de rapprochement et d’alliance avec l’Union Soviétique et les autres états socialistes tourna rapidement court, dès lors que fut instaurée la République Populaire de Chine. Cette rupture ramena l’isolationnisme chinois à des niveaux comparables à ceux qui prévalaient avant les guerres de l’Opium, mais avec l’appui de la Révolution Culturelle en plus.

D’un nationalisme destructeur émergea un nationalisme plus raisonnable après le départ de la première génération de communistes chinois menée par Mao Zedong. La politique d’ouverture et de transition vers l’économie de marché proclamée par Deng Xiaoping engagea la Chine dans un processus de mondialisation et facilita énormément les prouesses économiques et sociales, renforçant ainsi son influence et son prestige internationaux.

L’éducation patriotique

Depuis les années 1990, le nationalisme a imprégné l’ensemble des programmes éducatifs, de l’école élémentaire jusqu’à l’enseignement supérieur, incluant aussi bien l’histoire et la géographie, que la littérature et les langues étrangères.

Dans le même temps, une appréhension se fit sentir face à la montée en puissance des valeurs occidentales et la propagation d’un modus vivendi qui risquait de saper les fondements idéologiques du régime en place. Les événements de Tienanmen de 1989 poussèrent le PCC à prendre des mesures visant à contrecarrer la « mutation pacifique » de la société.

Ainsi, Pékin prit en charge le travail d’éducation patriotique des plus jeunes. Lors du printemps 1991, dans un contexte de lourdes sanctions occidentales imposées à la Chine pour la répression de manifestations étudiantes, le secrétaire général du PCC, Jiang Zemin, chargea le gouvernement d’accélérer la mise en place du programme d’instruction de l’histoire moderne dans le supérieur, le secondaire et l’élémentaire, ainsi que dans les écoles maternelles.

Cette politique fut particulièrement renforcée à la suite de l’effondrement du Parti Communiste soviétique, que le PCC analysa comme la résultante de la destruction de l’idéologie dominante, et qui le décida d’autant plus à asseoir son propre régime sur des fondements nationalistes solides.

Depuis les années 1990, le nationalisme a imprégné l’ensemble des programmes éducatifs, de l’école élémentaire jusqu’à l’enseignement supérieur, incluant aussi bien l’histoire et la géographie, que la littérature et les langues étrangères. Le constat est semblable pour la presse et les médias numériques.

En 1994, le Département de la Propagande du PCC conçu le « Programme d’Éducation Patriotique », ayant pour but de rehausser l’esprit national, de consolider la nation et sa confiance en elle-même [1].

Ce type d’éducation patriotique se généralisa au point d’en devenir omniprésent, utilisant tous les canaux et les méthodes à disposition pour façonner les esprits et les sentiments de la population, dans le cadre du travail, du repos, à l‘école, pendant la semaine, les week-ends ou les encore en vacances, à travers un effort combiné du Parti, du gouvernement, des autorités locales, des institutions éducatives et culturelles, les associations artistiques, les syndicats, les jeunesses féminines et les organismes publics.

Nationalisme radical

À peu près à la même époque, le PCC élabora une politique étrangère de consolidation du régime, en adoptant une stratégie de renforcement des leviers de puissance du pays (économiques ou autres) à l’échelle mondiale, à commencer par l’Asie du Sud-Est où résident des communautés chinoises profondément intégrées dans les économies nationales. On considérait cette région comme un centre névralgique de ressources, voué à s’intégrer dans l’espace géographique vital de la Chine dans le siècle à venir. Pékin mit aussi l’accent sur le besoin d’une coopération économique avancée avec les anciennes républiques soviétiques, en premier lieu avec celles qui lui étaient frontalières. L’Occident devait dès lors se voir appréhender eu égard aux divergences de fond qui séparent les États-Unis, l’Europe et le Japon.

Ces réformes et cette ouverture réussies redonnèrent de l’estime de soi aux Chinois et les ont rendus plus confiants, tout en durcissant leur approche à l’égard des actions insultantes ou blessantes de pays tiers. Ceci donna naissance à une branche radicale du nationalisme chinois, plus offensive, voire agressive, que défensive et protectrice.

Comparativement peu nombreux, les nationalistes radicaux de Chine se font beaucoup entendre avec intransigeance, affirmant parfois représenter le sentiment majoritaire [2]. Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, une série de publications ouvertement anti-occidentales et anti-américaines [3] obtint un certain succès en promouvant l’idée que la Chine accéderait au leadership mondial en renforçant son pouvoir militaire.

Le nationalisme chinois, et sa concrétisation de la politique de Pékin, franchit une nouvelle étape avec les nouveaux dirigeants issus du 18ème Congrès du PCC, à la fin de l’année 2012.

Ce sentiment négatif de la nation atteint son paroxysme en 1999, suite au bombardement de l’Ambassade de Chine à Belgrade par l’OTAN. Le gouvernement autorisa alors des manifestations anti-américaines : selon le Ministère de la Sécurité publique chinois, la participation totale atteint 700 000 personnes, et ne pourrait rivaliser qu’avec les démonstrations du temps de la Révolution Culturelle [4].

En 2004 et 2005, des manifestations anti-japonaises d’envergure se déroulèrent dans de nombreuses villes chinoises afin de protester contre la déformation de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans les manuels japonais, contre les visites commémoratives des dirigeants nippons au Sanctuaire Yasukuni, et contre les revendications territoriales et les tentatives de révision du Traité de Sécurité nippo-américain. Ces évènements eurent de l’importance dans la dégradation des relations sino-japonaises [5].

Une autre explosion d’émotion populaire a eu lieu au printemps 2008 pendant les préparations des Jeux Olympiques de Pékin, alors que l’agitation séparatiste battait son plein au Tibet. Beaucoup de gens à travers le monde témoignèrent leur soutien au Tibet en tentant d’entraver le passage de la Flamme Olympique, ce qui électrifia le segment nationaliste de la jeunesse chinoise [6].

Le Rêve chinois

Le nationalisme chinois, et sa concrétisation dans la politique de Pékin, franchit une nouvelle étape avec l’arrivée des nouveaux dirigeants issus du 18ème Congrès du PCC, à la fin de l’année 2012. Immédiatement après l’évènement, chaque membre du Comité Permanent du Politburo du Comité central du PCC, dirigé par Xi Jinping, visita une exposition dédiée à la lutte du peuple chinois pour la renaissance nationale datant de la Guerre de l’opium de 1840 au début de l’année 2011. Dans un bref discours, Xi Jinping souligna que la renaissance de la nation Chinoise était le plus grand rêve qui avait consolidé des générations entières de chinois, et que ce rêve reflétait l’aspiration commune des fils et des filles du peuple chinois [7].

En augmentant considérablement sa part dans le PIB mondial, devenant le plus grand exportateur mondial de biens et égalisant le PIB américain en parité de pouvoir d’achat (PPA), la Chine a considérablement renforcé sa puissance économique et nationale : elle semble donc prête à en récolter les dividendes géopolitiques. Pékin ne compte plus suivre les avertissements de Deng Xiaoping concernant la nécessité de rester méfiant et de dissimuler ses ambitions. Bien sûr, la Chine reste assez prudente, contenant ses propres revendications territoriales à l’adresse de ses voisins afin d’éviter tout conflit armé. Cependant, son discours de politique étranger et ses actions de défense des intérêts fondamentaux sont devenus beaucoup plus catégoriques, comme Pékin envoie un message clair à l’adresse de ses partenaires et opposants qu’aucune forme de pression extérieure n’est susceptible de la détourner de ses objectifs, de ses règles nationales et de son droit à façonner sa politique intérieure et extérieure.

Vers le leadership mondial

Pékin n’est plus disposé à suivre les avertissements de Deng Xiaoping concernant la nécessité de rester méfiant et de dissimuler ses ambitions.

Les dirigeants chinois sont toujours guidés par le concept de montée en puissance pacifique, même si l’accent mis sur cette notion n’est plus tout à fait le même. Les experts chinois reconnaissent que la démarche pacifique est loin d’être suffisante pour assurer un développement réussi à long-terme et qu’un pays doit être préparé au recours à la force [8]. De ce fait, Pékin renforce ses dépenses de défense en modernisant ses forces armées et sa doctrine militaire, en plus de prendre des mesures en vue d’améliorer la réactivité et le moral de ces forces, qui doivent être constamment prêtes à s’acquitter des missions délivrées par les responsables politiques [9].

L’économie reste néanmoins le principal instrument de la Chine en vue d’assoir sa domination régionale et mondiale, sachant que sa politique de commerce extérieure va indéniablement de pair avec sa géopolitique. Cette symbiose porte sur des domaines de plus en plus nombreux et les objectifs de la politique étrangère chinoise sont de plus en plus élaborés. La stratégie de politique étrangère de Pékin repose sur le concept de « nouvelle forme de relations entre grandes puissances », à savoir entre la Chine et les États-Unis. Cette « nouveauté » signifie que Pékin évitera la confrontation directe avec Washington en s’appliquant à bâtir une relation équilibrée avec cette dernière. Contrairement aux analystes américains, les politologues chinois persistent à dire que la Chine ne dispute pas la place des États-Unis dans l’ordre mondial, mais prend équitablement part à la compétition lorsque cela lui est possible. Pékin insiste aussi pour que les intérêts fondamentaux soient respectés de part et d’autre, même si ces derniers ne sont pas toujours compatibles dans tous les cas. En somme, la Chine s’emploie à des politiques d’équilibre, ce qui implique de nouer des relations avec la Russie, l’Europe et l’Afrique de manière à faire face à la pression accrue des États-Unis. Pour contrer le « pivot asiatique » de Washington, Pékin répond par le projet d’une nouvelle Route de la Soie, continentale et maritime.

Les économies chinoises et américaines sont tellement entrelacées qu’aucune ne peut s’aventurer à affaiblir l’autre sans remettre en cause ses propres intérêts. De ce fait, Pékin essaye de réduire sa dépendance vis-à-vis du dollar américain, en tant que moyen d’échange universel et monnaie de réserve internationale, et s’attèle au renforcement du yuan au sein du système économique et financier mondial. Des tentatives sont menées en vue de réformer les institutions financières internationales dominées pour les États-Unis, à l’instar de la Banque mondiale et du Fond monétaire international. Dans le même temps, Pékin travaille à la création de nouvelles organisations financières internationales sous son propre contrôle, parmi lesquelles la Nouvelle banque de développement, le Fond pour la Route de la Soie et la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures. Pékin devient progressivement un pôle financier mondial de plus en plus compétitif vis-à-vis de Londres et New-York.

Assise sur de gigantesques réserves de devises, la République populaire de Chine se détourne progressivement des bons du Trésor américains, et devient un créancier majeur en Asie du Sud-Est, en Afrique, en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Europe occidentale. D’après le Premier ministre du Conseil d’État, Li Kegiang, les entreprises chinoises investiront 1 200 milliards de dollars à l’étranger au cours de la prochaine décennie.

Les projets d’infrastructures de Pékin dans de nombreux endroits du monde sont extrêmement impressionnants, à l’image la Ceinture économique de la Route de la Soie et de la Route de la Soie maritime du 21ème siècle. Ces projets alimentent le processus d’intégration de cette région, la plus dynamique du monde, tout en y plaçant la Chine au centre.

La stratégie de politique étrangère de Pékin repose sur le concept de « nouvelle forme de relations entre grandes puissances », à savoir entre la Chine et les États-Unis.

La Chine négocie fructueusement en vue d’instaurer une zone de libre-échange avec la Corée du Sud, l’Australie et les pays de l’ASEAN. Le 5 décembre, face aux membres du Bureau politique du PCC, Xi Jinping souligna que la création de zones de libre-échange élargies aiderait Pékin à étendre son rôle dans l’édification des règles du commerce international, et à défendre les intérêts nationaux en influençant les normes encadrant l’économie mondiale. La Chine doit mener et participer, plutôt que de suivre ou endosser un simple rôle de témoin. En novembre 2014, au forum de l’APEC se réunissant à Pékin, les participants ont soutenu le projet chinois de création d’une zone de libre-échange Asie-Pacifique, en guise d’alternative au Partenariat Transpacifique américain, conçu pour soutenir la présence américaine en Asie tout en contournant la Chine.

Les conflits régionaux

La politique étrangère de Pékin renforce la stabilité intérieure en se conformant au sentiment majoritaire de la société.

De forts liens économiques ne sont pas suffisants pour instaurer de bonnes relations de voisinage, surtout si elles sont entachées de conflits territoriaux et de sombres souvenirs historiques. Bien que la Chine soit le premier partenaire commercial du Japon, leur relation officielles et officieuses sont loin d’être cordiales et tendent parfois à l’ouverte hostilité. Outre le conflit non-réglé des îles Diaoyutai (Senkaku) en mer de Chine, la Chine n’oublie pas les effroyables atrocités commises par les envahisseurs japonais pendant la Seconde Guerre mondiale et craint la renaissance d’un militarisme japonais. Xi Jinping l’a une fois de plus rappelé à l’occasion de la cérémonie de commémoration du 77ème anniversaire du massacre de Nankin, en décembre 2014.

De même, les relations entre la Chine et ses voisins d’Asie du Sud-Est sont précaires, du fait de conflits de souveraineté. Tout en renforçant sa présence dans les eaux disputées du sud de la mer de Chine, Pékin rejette vigoureusement toute tentative interventionniste et l’arbitrage international des États-Unis, soutenant que les solutions doivent être trouvées sur un plan bilatéral. Pour contraindre les récalcitrants, la Chine combine pressions économiques et politiques avec une dose d’incitation. Alors que dans certains cas la démarche apporte les effets escomptés, elle rend parfois ses opposants intransigeants et les pousse à chercher du soutien auprès des autres puissances régionales et des États-Unis.

Le nationalisme et les étrangers

La politique étrangère de Pékin renforce la stabilité intérieure en se conformant au sentiment majoritaire de la société et en aidant les politiques nationales visant à atténuer les contradictions internes, aggravées au cours des dernières années. À cette fin, l’exemple le plus significatif est la sans précédente croisade anticorruption qui balaya bon nombre de hauts dignitaires.

Les compagnies étrangères établies en Chine, et qui contribuent indéniablement à son développement économique, ont elles aussi été frappées. Un certain nombre d’entreprises diverses et variées, parmi lesquelles des multinationales, ont été soupçonnées de corruption, d’évasion fiscale et de monopolisation de marchés. Les médias chinois et la société civile ont manifesté un accueil très favorable, même si les réactions étaient loin d’être franches dans beaucoup de cas. Récemment, la plus furieuse colère fut déclenchée par les manquements aux normes sanitaires d’une entreprise de restauration-rapide, alimentant logiquement l’inquiétude grandissante des entreprises étrangères.

Les dirigeants chinois ne vont surement pas mettre fin ou même restreindre leur politique d’ouverture, qui a apporté d’indéniables avantages au cours des dernières décennies. Mais dans le même temps, Pékin souhaite traiter sur un pied d’égalité avec les états et les entreprises étrangères, dans tous les domaines à l’exception de l’idéologie, qui elle n’a à souffrir d’aucune équité.

Cette réalité fut confirmée à l’occasion de la rencontre des dirigeants chinois avec les personnalités du monde de la culture en octobre dernier, où Xi Jinping incita le public à contenir les influences étrangères grâce à la propagation des valeurs chinoises, et à se concentrer sur la culture traditionnelle afin de mettre en valeur les codes esthétiques nationaux.

Notes relatives au texte

1. Notification du Comité central du PCC sur la diffusion du Programme d’Éducation Patriotique, Agence Xinhua, 08/22/1994http://news.xinhuanet.com/ziliao/2005-03/16/content_2705546.htm

 2. En 2005, d’après un sondage du journal Huanqiu Shibao et de l’Institut des Études américaine de l’Académie chinoise des Sciences sociales, mené à Pékin, Shanghai, Canton, Wuhan et Chongqing, 66,1 % des interrogés disaient apprécier les américains et 61,9 % reconnaissaient que les avancées dans les relations avec les États-Unis soutenaient la croissance économique chinoise. Dans le même temps, seulement 10,4 % des répondants considéraient les États-Unis comme un pays ami, 11,7 % les prenaient comme modèle, et 25,6 % estimaient qu’une coopération était souhaitable. De surcroît, 49,2 % voyaient dans ce pays un rival et, 56,7 % se disaient sûrs que la politique d’enclavement était toujours de vigueur à l’encontre de leur pays. Lyaovan Dunfan Zhoukan 09/08/2009.

3. Le premier de cette série, La Chine peut dire non (1996), écrit par cinq auteurs, fut publié à cinquante mille exemplaires. En quelques semaines, le livre devint un best-seller et fut traduit en huit langues. Il fut loué par les médias officiels, soulignant que le livre exprimait le sentiment des gens, désireux d’en finir avec la servilité et l’asservissement. Les médias semi-officiels firent de leur mieux pour le présenter comme une initiative strictement privée, tandis que la presse libérale étiqueta l’ouvrage comme primaire, de piètre niveau et peu sérieux. À l’été 2009, le pays assista à la sortie du livre Malheureuse Chine, significatif de l’évolution du nationalisme radical, et qui suscita l’attention aussi bien en Chine qu’en Occident. Les auteurs s’y insurgeaient contre la politique étrangère hégémonique des États-Unis et contre l’influence américaine sur l’idéologie et la culture chinoises. Beaucoup d’attention était portée sur le renforcement des forces armées chinoises, garantes de la sécurité du territoire national et des intérêts économiques à travers le monde.

4. Gries P.Larmes de colère: Les réactions nationalistes chinoises au bombardement de l’ambassade de Belgrade// China Journal #46, Juillet 2001 Pp. 26-42

5. Watts J.La violence fuse alors que le Japon suscite la fureur des Chinois. The Observer. 17 Avril 2005. Une étude de l’Académie chinoise des Sciences sociales, réalisée entre la fin de l’année 2005 et le début de l’année 2006, laisse envisager la possibilité d’un conflit armé entre le Chine et le Japon à propos des réserves contestées de pétrole et de gaz à l’est de la mer de Chine. Bush R.Tensions sino-japonaises 1995-2006. Policy Papers #16, Juin 2009. http://www.brookings.edu/~/media/research/files/papers/2009/6/china%20japan%20bush/06_china_japan_bush.pdf

6. Rumzy A.China`s view of the Olympic Torch War/ Time/ 04/09/2008

7.Gūangmíng Rìbào11/30/2012

8. Le 10 juin 2014, plusieurs journaux chinois publièrent un article lançant l’idée qu’une utilisation sélective de la force armée n’irait pas à l’encontre du développement pacifique. Huanqiu Shibao. 06/10/2014.

9. Les ordres assignés à l’Armée de Libération populaire sont définies par les règles approuvées, par le Comité central du PCC et le Conseil des armées, en 2003 et actualisées en 2010, aussi bien que par la ligne politique des dirigeants du PCC.

Yakov Berger

Directeur de recherches à l’Institut des Études extrême orientales (Académie des Sciences de Russie)

30  décembre 2014

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